Réunion internationale à Paris ce vendredi autour de la sécurisation du détroit d'Ormuz



La sécurité maritime dans le détroit d'Ormuz, c'est le sujet d'une réunion internationale ce vendredi 17 avril à Paris. Une initiative franco-britannique à laquelle se joignent une trentaine de pays. Alors que le passage est aujourd'hui entravé par l'Iran et par le blocus imposé par les États-Unis aux ports iraniens, l'idée est de préparer la suite et de rétablir la confiance indispensable à la navigation commerciale dans cette région du monde quand les hostilités auront cessé.

Pas question d'accepter la présence de mines menaçant les navires dans le détroit d'Ormuz. Pas question de tolérer un péage dans ce couloir maritime vital pour l'économie mondiale. Et pas question de modifier les règles de navigation dans ce détroit comme dans toutes les mers où le droit international doit s'appliquer. Selon la présidence française, c'est autour de ces trois principes que prendra forme l'initiative pour la navigation dans le détroit d'Ormuz. 

Une trentaine de pays sont représentés lors de cette réunion du 17 avril à Paris, mais la liste définitive n'est toujours pas connue. Parmi les dirigeants impliqués : Keir Starmer pour le Royaume-Uni, Friederich Merz pour l'Allemagne et Giorgia Meloni pour l'Italie. À Paris, on assure que certains pays participants pourront se faire entendre des États-Unis et d'Israël alors que d'autres pourront être écoutés par l'Iran. 

« Pas une opération militaire » 

« Il ne s'agit pas d'une opération militaire », souligne-t-on de source française, mais bien de planifier une opération de sécurisation devant intervenir sur fond de cessez-le-feu consolidé. Reste à mettre tout le monde d'accord : le chancelier allemand Merz estime que les États-Unis pourraient se joindre à cette initiative. Mais, côté français, on assure qu'il n'est pas envisageable d'y intégrer des belligérants.

Depuis le déclenchement de la guerre en Iran et l'embrasement du Moyen-Orient le 28 février, le blocus du détroit d'Ormuz, par lequel transite 20% du pétrole et du gaz consommés dans le monde, a conduit à une envolée des prix de l'énergie qui pèse lourdement sur l'économie mondiale. Si un cessez-le-feu de deux semaines est entré en vigueur le 8 avril, la situation reste fragile après l'échec, dimanche, de négociations irano-américaines pour le consolider.

Engagement selon les « moyens »

Chaque pays candidat à la mission s'engagera « selon ses moyens ». La France dispose pour sa part d'un porte-avions, d'une dizaine de bateaux et d'une cinquantaine d'avions dans la région, a rappelé l'Élysée. Berlin pourrait, de son côté, contribuer au « déminage ou à la reconnaissance maritime à longue distance », selon une source gouvernementale allemande citée par l'AFP. La conférence de vendredi sera suivie la semaine prochaine d'un « sommet international » au quartier général interarmées permanent de Northwood, au nord-ouest de Londres, toujours sur la question du détroit d'Ormuz, a fait savoir Downing Street.

RFI

Vendredi 17 Avril 2026 10:50


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