Révision du Code électoral: L’opposition boude Bécaye Diop



Une fausse note dans le démarrage des travaux de modification et d’harmonisation de quelques articles du code électoral. L’opposition a boudé la cérémonie d’ouverture présidée par le ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur, Bécaye Diop. . "Nous ne sommes pas disposés à vous écouter", a lancé Ousmane Badiane, chargé des élections de la Ligue démocratique après avoir, en vain, demandé au ministre de l’intérieur d’assister aux travaux. "Sur un sujet aussi important pour la vie de la nation, le ministre ne peut pas faire un discours et partir. La meilleure formule c’est d’écouter les partis, prendre leurs avis avant de partir", a-t-il suggéré, renforcé par Benoit Sambou de l’Alliance pour la République qui a lancé : "il est dit dans la lettre que le ministre va saisir l’occasion pour échanger avec tous les acteurs".

Malgré l’insistance de la délégation de l’opposition, le ministre d’Etat a poursuivi son discours en lançant : "c’est une prise de contact. Je ne peux pas être là toute la journée. S’il y a des préoccupations, les gens peuvent venir à mon bureau. Je ne suis pas un ministre qui s’enferme". Les partis alliés du Pds ont approuvé sa démarche. "Nous sommes venus pour parler de choses sérieuses. Nous sommes une quarantaine de partis politiques. Le ministre ne peut pas écouter tout le monde. Il peut faire son discours et partir. Nous travaillerons ensuite avec les services du ministère", a dit Ababacar Fall du Parti africain pour la démocratie et le socialisme (Aj/Pads).

Après avoir fait son speech, Bécaye Diop a quitté l’école nationale de police non sans se défendre. "Je n’ai jamais dit que je ne resterai pas. Mais fallait-il que les partis me laissent au moins le temps de répondre. Ils ont préféré sortir. Ils ont fait une demande, ils auraient pu me laisser le temps de dire oui ou non".

Il a exigé la poursuite des travaux tout demandant au directeur des élections de permettre à l’opposition de revenir poursuivre les concertations.

Au total, les partis politiques et les techniciens du ministère de l’Intérieur vont discuter sur une soixantaine d’articles du code électoral. Parmi ces dispositions on peut noter celle relative à la candidature indépendante. "Avant l’augmentation du nombre de régions, il était exigé à un futur candidat le soutien au moins de 10 000 électeurs dans six régions à raison de 500 électeurs au moins par région. A présent avec l’augmentation du nombre de région à 14, il convient de porter ce nombre à huit", souligne-t-on dans le document de proposition de modifications. Par ailleurs, pour une bonne représentation au niveau national, le candidat à l’élection présidentielle devra recueillir désormais le double du nombre de signatures, c’est-à-dire 20 000", propose-t-on.

Issa Ndiaye

Mardi 1 Décembre 2009 13:18


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