(Revue de presse du lundi 20 Février 2017) « Aucun être humain ne peut me liquider », (Khalifa Sall)



Il est beaucoup question de politique dans la presse du jour mais commençons ce tour d’horizon de la presse avec cette information à la UNE de WALFQUOTIDIEN. Selon le journal, l’ancien député libéral Doudou Wade a envoyé des correspondances au chef de l’Etat, au Premier ministre et au ministre des Finances. Il demande des comptes sur une enveloppe issue des recettes exceptionnelles représentant une part des redevances provenant de l’exploitation d’un système intégré de contrôle de l’immigration. Ce sont 5 milliards qui sont introuvables. Le journal ajoute que le pouvoir acculé fait le mort.

On reste dans les finances avec la gestion de la mairie de Dakar. LES ECHOS informent que Khalifa Sall sera demain à la Brigade des affaires générales pour détournement supposé de 3 milliards des fonds de gestion de la caisse d’avance de la ville. LIBERATION ajoute que l’Ige a recueilli des témoignages accablants qui taillent en pièces la ligne de défense de Khalifa Sall. Pire le journal soutient que pour mettre fin à la polémique politicienne que Khalifa Sall tente d’entretenir, le Président Macky Sall a confié qu’il est prêt à prendre un décret pour déclassifier le rapport de l’Ige.  

Le maire de Dakar dans le TEMOIN affirme qu’ « aucun être humain ne peut me liquider ». Sur sa convocation, il soutient qu’il n’a rien fait de façon répréhensible et ne sait pas pour le moment ce qu’on lui reproche. La TRIBUNE se pose une question : jusqu’où ira le pouvoir pour freiner Khalifa Sall ? Le journal soutient tout de même que « pour ne pas donner l’impression qu’il s’agit de reddition de comptes politiques, l’Etat devrait faire en sorte que tous les derniers rapports de l’Ige entre 2008 et 2014 qui font état de dysfonctionnements dans la gouvernance administrative, économique et financière, fassent l’objet de poursuites.

Non loin de là, Seydou Gueye, ministre porte-parole du gouvernement est lui à la UNE du QUOTIDIEN. Sur la question de la traque des biens mal acquis, il affirme que « la politique de la reddition des comptes va se poursuivre, seulement le temps de la politique n’est pas le temps de la Justice ». En la matière, Ousmane Tanor Dieng affirme dans SUDQUOTIDIEN que « le déficit de transparence dans la gestion des affaires publiques est un facteur qui conduit à une perte de crédibilité de l’Etat au détriment de l’exercice de ses fonctions primordiales ». Propos tenus par le Président du Hcct devant le Parlement du Maroc lors d’un Colloque.  

Dans les autres aspects de l’actualité politique, l’OBS parle de la guéguerre au sein du Pds qui met le parti de Wade dans une mauvaise passe. Aïda Mbodji organise ses tournées parallèles et Omar Sarr avance que la seule préoccupation du parti pour le moment, c’est de traverser les Législatives de 2017. LES ECHOS vont plus loin : « le Pds éclate en 1000 morceaux ».  

On reste avec l’opposition dans VOX POPULI. C’est Mamadou Lamine Diallo coordonnateur de « Mankoo Wattu Senegaal » qui avance que « en 2019, Macky Sall ne sera plus président avec deux vice-présidents, Farba Ngom et Marième Faye ». Le Président du mouvement « Tekki » explique aussi que la question de la liste unique pour les Législatives est discutée au sein de l’opposition qui veut prendre l’Assemblée nationale et imposer une cohabitation au président Sall.

Il est beaucoup aussi question de la Gambie dans la presse du jour. ENQUETE parle d’un nouveau départ entre le Sénégal et la Gambie avec le président Barrow qui affirmait lors de la célébration de la fête de l’indépendance de son pays qu’il entend placer à leur juste valeur les liens censés unir son pays au Sénégal. Dans le TEMOIN, le chef de l’Etat « un messie à Banjul » a insisté sur les liens naturels entre le Sénégal et la Gambie. LES ECHOS ajoutent que ce sont des dizaines de voitures haut de gamme toutes neuves que le président du Sénégal a acheté  pour les offrir à la Gambie. L’AS au-delà de la grande mobilisation pour le 52e anniversaire de l’Indépendance de la Gambie, liste les impairs de l’organisation avec des ministres qui ont souffert avant de rentrer au stade.

A la UNE de DIRECT INFO, le député Farba Ngom. Il est accusé d’insulter et d’humilier le préfet de Kanel. « Un acte d’une arrogance et d’une dangerosité sans précédent sur la vie des Institutions publiques nationales ».

On termine avec WALFQUOTIDIEN, SUDQUOTIDIEN et LES ECHOS qui informent sur la tenue pour la première en Afrique de l’Ouest du cours, Air Transport System  (ATS) qui constitue le premier module obligatoire du Programme d'accréditation professionnelle de la gestion des aéroports (AMPAP), lancé en mars 2007. Une initiative du Conseil International des Aéroports (ACI) et de l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale (OACI), qui vise à  fournir à la communauté aéroportuaire mondiale une formation de gestion spécialisée, abordable et universellement disponible. L’Agence des Aéroports du Sénégal (ADS) organise ce cours du 20 au 24 Février 2017. A côté de cadres sénégalais spécialisés dans le domaine de l’aviation civile, le cours va recevoir des participants venus de l’Afrique du Sud, de la République Démocratique du Congo, des Comores, du Togo et de la Côte d’Ivoire.
 
 


Lundi 20 Février 2017 08:53


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