(Revue de presse du lundi 24 octobre 2016) Radicalisation : L’Etat prend en charge la question



Il est beaucoup question d’énergie dans la presse du jour en faveur de l’inauguration ce samedi à Bokhol (Dagana) d’une centrale voltaïque d’un coût de 17 milliards Fcfa, érigée sur 35 hectares et constituée de 76 000 panneaux de 265 watts chacun. L’AS qui donne ces explications, informe qu’à l’occasion de cette inauguration, le chef de l’Etat a invité le directeur général de la Senelec et ses collaborateurs à prendre les dispositions nécessaires pour une baisse du prix de l’électricité dès le mois de janvier prochain. ENQUETE ajoute que l’énergie qui sera produite, va permettre à la Senelec d’éclairer 9000 ménages et couvrir les besoins de 160 000 personnes.

D’ailleurs en matière d’énergie, le Sénégal est à l’honneur. Le SOLEIL, informe que notre compatriote, Amadou Hott, directeur général du Fonds souverain du Sénégal (Fonsis), vient d’être nommé au poste de Vice-président de la banque africaine de développement (Bad) en charge de l’électricité, de l’énergie, du climat et de la croissance verte.

L’OBS informe que le Sénégal perd chaque année 500 milliards Fcfa à cause de la fraude sur les exonérations fiscales et douanières. Selon le journal, c’est la conséquence d’une mafia bien organisée au sein des entreprises bénéficiaires. L’Etat veut mettre de l’ordre dans l’octroi de ces titres d’exonérations délivrées par l’Apix, le ministère de l’Economie et des Finances, le ministère des Affaires étrangères et la Direction générale des Douanes.

LIBERATION informe qu’après son projet immobilier « Las brisas », Abdoul Mbaye est lié à une autre entité dénommée « Dire Immobilier », qui selon le journal, n’a déposé aucun élément à la greffe. Le journal qui promet de revenir avec d’autres révélations, ajoute que la gérante de ces deux sociétés est Paullèle Fall, l’ancienne assistante d’Abdoul Mbaye à la BHS, à la CBAO, à la BST et à la Primature.

Pour les sorties de l’ancien Premier ministre sur les contrats pétroliers et gaziers, SUDQUOTIDIEN informe que le Pr Ousmane Khouma recadre l’ex-PM. Pour le professeur de Droit à l’Ucad, « il est plus responsable que le chef de l’Etat, quand il signe des décrets ». Pour lui, « la contresignature, dans le régime actuel du Sénégal, engage plus de responsabilités que la signature du chef de l’Etat ».

Les experts de la Crei sont en colère. La TRIBUNE informe que leur courroux s’explique par le fait qu’après avoir œuvré et permis à l’Etat d’effectuer des recouvrements, ils sont encore à courir derrière leurs honoraires. Et cela dure depuis trois ans.

Le ministre de la Justice est lui dans le TEMOIN est c’est pour dire que « les faits qui sont reprochés à Barthélémy Dias sont graves. Et si les faits sont établis, la justice prendra une décision ». Me Sidiki Kaba a fait cette sortie à la Télévision nationale. Pour cela, Jean Paul Dias, dans WALFQUOTIDIEN, trouve qu’en allant évoquer le procès de son fils à la Rts, c’est bien la preuve que ce procès est politique. Il brocarde le ministre de l’Intérieur et le préfet de Dakar qu’il accuse d’avoir été à l’origine du débordement et de la répression féroce de la marche de l’opposition.

Cette opposition va marcher encore début décembre. Malick Gakou le dit dans le POP. Le coordonnateur du front de l’opposition soutient que de sérieuses menaces pèsent sur les libertés publiques qui sont des acquis constitutionnels.

Dr Bakary Sambe, directeur de Timbuktu Institue et enseignant à l’Ugb revient, dans le QUOTIDIEN, sur les polémiques relativement au rapport sur les facteurs de radicalisation et de perception du terrorisme chez les jeunes dans la banlieue de Dakar. Sambe qui soutient qu’ « on ne peut pas vaincre une idéologie par un kalachnikov ou par un code pénal », a essayé en vain de prendre en contact avec les autorités avant la publication du rapport. Bakary Sambe dit croire à la bonne foi des autorités sénégalaises dans la prise en charge de cette question de la radicalisation.
 


Lundi 24 Octobre 2016 10:21


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