Royaume-Uni: Andy Burnham, un potentiel Premier ministre sur la même ligne que Starmer face à l'UE?

Le 23 juin 2016, les électeurs britanniques votaient à 51,89% en faveur du retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne et d’Euratom. Depuis le Brexit, le Royaume-Uni a vu passer six Premiers ministres, en comptant David Cameron. Le dernier en date, Keir Starmer avait fait du rapprochement avec l’Union européenne (UE) une de ses priorités. La position de son successeur potentiel, Andy Burnham au sujet de l’UE, éveille la curiosité des Européens sans toutefois les passionner.



Dix ans jour pour jour se sont écoulés depuis le référendum de 2016. Soixante-six pour cent des Britanniques estiment que le Brexit a été négatif pour leur pays, selon un sondage de l’ECFR, le Conseil européen pour les relations internationales, 75% préconisent même une « relation plus étroite avec l’Union ».
 
Keir Starmer avait beaucoup misé sur la tenue du sommet euro-britannique cet été à Bruxelles, mais ce sommet du 22 juillet est désormais en suspens. La date n’avait été confirmée que la semaine dernière après des mois de tergiversations et l’Union européenne affirme être en train de réévaluer sa tenue.
 
Le désormais ex-Premier ministre britannique avait organisé un premier sommet euro-britannique à Londres en mai 2025, mais les Européens n’ont cessé de repousser la deuxième édition tant que le Royaume-Uni n’abandonnait pas ses lignes rouges, par exemple sur les normes agricoles ou les relations économiques et commerciales.
 
À Bruxelles, le Brexit est toujours vécu comme une tragédie, mais tous n’en tirent pas la même conclusion. Certains préconisent le retour du Royaume-Uni dans le marché unique, d’autres estiment au contraire que l’Union doit exclusivement réfléchir à l’intégration de l’est de l’Europe.
 
Opposant au Brexit
Andy Burnham était un opposant au Brexit il y a dix ans, mais pour l’Union européenne (UE) rien ne garantit que son arrivée à Downing Street serait le signe d’une lune de miel euro-britannique tant l’Europe est un sujet politiquement toxique. Keir Starmer lui-même refusait le marché unique, la liberté de mouvement ou l’union douanière.
 
Personnalité politique préférée des Britanniques, selon l'institut YouGov, Andy Burnham a été élu député en battant largement le candidat du parti d’extrême droite Reform UK jeudi dans la circonscription de Makerfield, dans le nord de l'Angleterre.
 
Maire du Grand Manchester depuis 2017 et surnommé le « roi du Nord », en référence à la série Game of Thrones, il a répété pendant la campagne qu'il voulait « changer le Labour et le pays ». Il avait échoué à deux reprises à prendre la tête du Labour, en 2010 et 2015. Reste à savoir si cet homme de 56 ans, plus charismatique que Keir Starmer et qui se dit partisan d'un « socialisme pro-entreprises », pourra apporter le changement réclamé.

RFI

Mardi 23 Juin 2026 12:30


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