Le Premier ministre britannique travailliste Keir Starmer, notamment tenu responsable de la déroute historique du parti travailliste aux élections locales du 7 mai, a annoncé sa démission ce lundi. Il accède ainsi à la demande d'un grand nombre de voix au sein de son parti pour qu'il cède la place à Andy Burnham, le populaire maire du Grand Manchester, qui a facilement remporté vendredi une élection législative partielle dans le nord-ouest de l'Angleterre.
Le Premier ministre britannique Keir Starmer a annoncé sa démission ce lundi 22 juin 2026 lors d'une allocution devant le n°10, Downing Street à Londres, précisant qu'il resterait en poste jusqu'à la désignation de son successeur à la tête du Labour. « Toutes les décisions que j'ai prises ont eu pour objectif de faire passer en premier le pays que j'aime. C'est pourquoi je vais démissionner de mon poste de chef du parti travailliste », a-t-il déclaré, visiblement éprouvé et très ému, rapporte notre correspondante à Londres Emeline Vin.
Les députés travaillistes sont une centaine à avoir exigé son départ ce week-end. La plupart de ses ministres réclamaient aussi un calendrier de départ.
Arrivé au pouvoir en juillet 2024, Keir Starmer était sous pression depuis plusieurs mois : accusé d’avoir nommé ambassadeur un proche du pédocriminel Jeffrey Epstein, et surtout d’avoir mené son parti à plusieurs larges défaites électorales. Cette pression s'était encore accentuée depuis la victoire de son rival Andy Burnham à une législative partielle la semaine dernière.
Les réactions de personnalités politiques britanniques et européennes ont commencé à affluer. La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a salué « un homme d'État » qui a « renforcé la sécurité de l'Europe ». Le chef de Reform UK, Nigel Farage, s'est empressé quant à lui de réclamer des élections législatives au Royaume-Uni.