Une nouvelle étude sur la couverture médiatique des énergies renouvelables au Sahel révèle un constat préoccupant malgré l'importance stratégique de la transition énergétique dans la région, les médias y consacrent une place extrêmement limitée
Réalisée par Africa Climate Insights en partenariat avec Teranga Lab, l'étude analyse le traitement médiatique des énergies renouvelables au Sénégal, au Mali, au Niger, au Burkina Faso et en Mauritanie.
Dans un communiqué publié ce mardi à l’issue d’un atelier de restitution réunissant journalistes, acteurs de la société civile et partenaires au développement, les deux organisations soulignent la quasi-invisibilités des énergies renouvelables dans les médias
“Sur près de 7800 contenus éditoriaux analysés, à peine 1% porte sur les énergies renouvelables”, peut-on lire. Elles soulignent qu’en moyenne, les “médias étudiés publient moins d'un article par semaine et par média sur ces enjeux”.
Cette faible couverture contraste avec les défis énergétiques majeurs auxquels font face les pays du Sahel, notamment l'accès à l'électricité, la dépendance aux énergies fossiles et les engagements climatiques internationaux.
Une couverture dominée par la politique et le format "compte rendu"
L'étude montre que plus de 80% des prises de parole dans les médias proviennent d'acteurs publics, tandis que les experts, la société civile et le secteur privé restent largement sous-représentés.
Par ailleurs, 97% des contenus sont des comptes rendus d'activités, avec très peu d'analyses, d'enquêtes ou de reportages approfondis, limitant ainsi la qualité du débat public sur les enjeux énergétiques.
L'étude met également en évidence une forte concentration sur l'énergie solaire, qui représente plus de 50% des sujets traités, au détriment d'autres sources comme l'hydroélectricité ou l'éolien.
Cette tendance contribue à renforcer une perception simplifiée des énergies renouvelables dans l'opinion publique.
Parmi les contraintes identifiées figurent la “domination des sujets politiques et sécuritaires dans les lignes éditoriales, le manque de formation des journalistes sur les questions énergétiques et l'absence de desks spécialisés dans les médias privés”.
Pourtant, la région connaît une dynamique importante avec le développement de méga-projets énergétiques et des initiatives comme “Desert to Power”, visant à renforcer l'accès à l'énergie et accélérer la transition énergétique.
Dans ce contexte, les auteurs de l’étude estiment qu’une meilleure couverture médiatique est essentielle pour renforcer la transparence, améliorer la compréhension des politiques énergétiques et favoriser l'engagement des citoyens et des acteurs économiques.
Réalisée par Africa Climate Insights en partenariat avec Teranga Lab, l'étude analyse le traitement médiatique des énergies renouvelables au Sénégal, au Mali, au Niger, au Burkina Faso et en Mauritanie.
Dans un communiqué publié ce mardi à l’issue d’un atelier de restitution réunissant journalistes, acteurs de la société civile et partenaires au développement, les deux organisations soulignent la quasi-invisibilités des énergies renouvelables dans les médias
“Sur près de 7800 contenus éditoriaux analysés, à peine 1% porte sur les énergies renouvelables”, peut-on lire. Elles soulignent qu’en moyenne, les “médias étudiés publient moins d'un article par semaine et par média sur ces enjeux”.
Cette faible couverture contraste avec les défis énergétiques majeurs auxquels font face les pays du Sahel, notamment l'accès à l'électricité, la dépendance aux énergies fossiles et les engagements climatiques internationaux.
Une couverture dominée par la politique et le format "compte rendu"
L'étude montre que plus de 80% des prises de parole dans les médias proviennent d'acteurs publics, tandis que les experts, la société civile et le secteur privé restent largement sous-représentés.
Par ailleurs, 97% des contenus sont des comptes rendus d'activités, avec très peu d'analyses, d'enquêtes ou de reportages approfondis, limitant ainsi la qualité du débat public sur les enjeux énergétiques.
L'étude met également en évidence une forte concentration sur l'énergie solaire, qui représente plus de 50% des sujets traités, au détriment d'autres sources comme l'hydroélectricité ou l'éolien.
Cette tendance contribue à renforcer une perception simplifiée des énergies renouvelables dans l'opinion publique.
Parmi les contraintes identifiées figurent la “domination des sujets politiques et sécuritaires dans les lignes éditoriales, le manque de formation des journalistes sur les questions énergétiques et l'absence de desks spécialisés dans les médias privés”.
Pourtant, la région connaît une dynamique importante avec le développement de méga-projets énergétiques et des initiatives comme “Desert to Power”, visant à renforcer l'accès à l'énergie et accélérer la transition énergétique.
Dans ce contexte, les auteurs de l’étude estiment qu’une meilleure couverture médiatique est essentielle pour renforcer la transparence, améliorer la compréhension des politiques énergétiques et favoriser l'engagement des citoyens et des acteurs économiques.