Les syndicats de la santé dénoncent le « mépris » du gouvernement. Un nouveau « plan d’actions incluant 96 heures de grève et un boycott prolongé », vient d’être annoncé.
Dans son « Communiqué de grève n°5 » publié ce dimanche, l’Alliance des Syndicats Autonomes de la Santé (ASAS) – And Gueuesseum dresse un bilan victorieux de ses récentes mobilisations et annonce une intensification sans précédent de son mouvement.
Selon le Directoire National du syndicat, le débrayage des 21, 22 et 23 janvier derniers a été suivi à hauteur de 80 % à 90 % sur l’ensemble du territoire national. Si quelques « défaillances » ont été notées à Dakar ou Dioffior, l’impact sur le système hospitalier reste majeur.
Pour les leaders syndicaux, cette démonstration de force prouve que la coalition « pèse et compte », rendant urgente l’intervention des autorités pour apurer un « passif social moralement imprescriptible ».
And Gueusseum a tenu à féliciter les Lions du football, doubles champions d’Afrique, tout en interpellant le Président de la République sur la réalité du terrain. « Au moment où le peuple exulte, des millions de Sénégalais sont privés de soins », souligne le communiqué, comptabilisant déjà 268 heures cumulées de rupture de service.
Le syndicat rejette fermement l'argument gouvernemental d'un « pays en ruine et surendetté », pointant du doigt ce qu’il qualifie de « train de vie dispendieux » de l’exécutif et du parlement. Le mécontentement s'appuie également sur des dossiers sociaux non résolus, notamment, « le sort des 120 hectares de Daga-Kholpa, promis en 2021 aux victimes du programme SUTSAS-Namora, reste en suspens, l’absence de délivrance des actes administratifs et la privation de l’indemnité de logement pour les contractuels des collectivités territoriales et des EPS et a protection sociale ». Un appel est lancé pour une jonction des luttes visant l’allongement de l’âge de la retraite à 65 ans.
Face à ce qu’ils nomment la « conspiration du silence étatique », les grévistes lancent leur 6ème plan d’actions. « Du 28 janvier au 9 février une tournée nationale et assemblées générales sont prévues. Du 10 au 13 février, grève totale de 96 heures. Le syndicat annonce qu’il n'observera pas de service minimum. À partir du 28 février, un boycott des programmes de santé, des réunions de coordination et des supervisions est prévu pour une durée de trois mois (jusqu'au 28 mai) », note le document.
And Gueusseum met en garde les directeurs d’hôpitaux contre toute tentative de sanction ou de réquisition jugée illégale, affirmant sa volonté de s'inscrire dans une lutte de longue durée pour la dignité des agents de santé.
Dans son « Communiqué de grève n°5 » publié ce dimanche, l’Alliance des Syndicats Autonomes de la Santé (ASAS) – And Gueuesseum dresse un bilan victorieux de ses récentes mobilisations et annonce une intensification sans précédent de son mouvement.
Selon le Directoire National du syndicat, le débrayage des 21, 22 et 23 janvier derniers a été suivi à hauteur de 80 % à 90 % sur l’ensemble du territoire national. Si quelques « défaillances » ont été notées à Dakar ou Dioffior, l’impact sur le système hospitalier reste majeur.
Pour les leaders syndicaux, cette démonstration de force prouve que la coalition « pèse et compte », rendant urgente l’intervention des autorités pour apurer un « passif social moralement imprescriptible ».
And Gueusseum a tenu à féliciter les Lions du football, doubles champions d’Afrique, tout en interpellant le Président de la République sur la réalité du terrain. « Au moment où le peuple exulte, des millions de Sénégalais sont privés de soins », souligne le communiqué, comptabilisant déjà 268 heures cumulées de rupture de service.
Le syndicat rejette fermement l'argument gouvernemental d'un « pays en ruine et surendetté », pointant du doigt ce qu’il qualifie de « train de vie dispendieux » de l’exécutif et du parlement. Le mécontentement s'appuie également sur des dossiers sociaux non résolus, notamment, « le sort des 120 hectares de Daga-Kholpa, promis en 2021 aux victimes du programme SUTSAS-Namora, reste en suspens, l’absence de délivrance des actes administratifs et la privation de l’indemnité de logement pour les contractuels des collectivités territoriales et des EPS et a protection sociale ». Un appel est lancé pour une jonction des luttes visant l’allongement de l’âge de la retraite à 65 ans.
Face à ce qu’ils nomment la « conspiration du silence étatique », les grévistes lancent leur 6ème plan d’actions. « Du 28 janvier au 9 février une tournée nationale et assemblées générales sont prévues. Du 10 au 13 février, grève totale de 96 heures. Le syndicat annonce qu’il n'observera pas de service minimum. À partir du 28 février, un boycott des programmes de santé, des réunions de coordination et des supervisions est prévu pour une durée de trois mois (jusqu'au 28 mai) », note le document.
And Gueusseum met en garde les directeurs d’hôpitaux contre toute tentative de sanction ou de réquisition jugée illégale, affirmant sa volonté de s'inscrire dans une lutte de longue durée pour la dignité des agents de santé.