Santé à Mbacké : le SAMES et le SUDSAS alertent sur les urgences du secteur



À Mbacké, les syndicats de la santé, notamment le SAMES et le SUDSAS, ont tiré la sonnette d’alarme sur les difficultés persistantes dans les structures sanitaires de la zone. Ils réclament en priorité le relèvement du plateau technique, le recrutement de médecins spécialistes et une meilleure prise en charge des agents contractuels.

Réunis à l’occasion de la fête du travail, les syndicalistes ont dressé un tableau préoccupant de la situation sanitaire dans la région de Diourbel. Le docteur Charles Dia, secrétaire général du SAMES zone Touba-Diourbel, a insisté sur la nécessité de renforcer l’éthique et la déontologie dans le milieu médical. Il a évoqué des tensions récurrentes entre professionnels de santé, mais aussi entre soignants et patients. « Quand il y a des problèmes entre médecins et chirurgiens, c’est l’éthique et la déontologie médicale qui sont en jeu », a-t-il souligné, appelant à préserver la confraternité dans le secteur.

De son côté, le SUDSAS, par la voix de son secrétaire général régional Tamsir Diagne, a mis en avant le manque criant de ressources humaines et de spécialistes dans des localités comme Mbacké et Bambey. Il a également pointé des défaillances techniques, notamment l’absence de radiographie fonctionnelle à Mbacké et les problèmes d’électricité dans le district sanitaire.

Les conditions des travailleurs contractuels constituent une autre source d’inquiétude. Selon le SUDSAS, certains agents enchaînent des contrats précaires depuis près de dix ans, une situation jugée inacceptable. « Des travailleurs sont laissés dans une précarité difficilement imaginable », a dénoncé Tamsir Diagne.

Par ailleurs, les deux syndicats ont évoqué le manque de moyens logistiques, notamment l’insuffisance d’ambulances dans plusieurs zones entre Touba, Mbacké et Bambey. Ils appellent à des investissements urgents pour améliorer l’offre de soins.

Enfin, le SAMES demande le versement de subventions supplémentaires pour permettre une meilleure prise en charge des populations, en particulier lors de grands rassemblements religieux comme le Grand Magal de Touba, qui met fortement sous pression les structures sanitaires locales, livre Rfm. 



Samedi 2 Mai 2026 13:15


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