Le Sénégal dispose actuellement de 40 centres d'hémodialyse répartis sur l'ensemble du territoire national alors que la liste d'attente pour les soins dépasse désormais les 2 000 patients. Selon les chiffres officiels communiqués par le directeur de la Santé, Ousmane Cissé, le réseau de prise en charge se compose de 26 centres logés dans des établissements publics et de 14 structures privées, complétés par trois centres d'hémodialyse péritonéale et deux unités spécialisées dans la greffe rénale. Cette situation alarmante a été mise en lumière lors de la célébration de la Journée mondiale du rein, dont le thème cette année invite à prendre soin de la santé rénale de tous tout en protégeant la planète.
La prise en charge des maladies rénales se heurte à des contraintes financières majeures pour les populations malgré l'appui des autorités. Le coût d'une seule séance de dialyse s'élève à 35 000 francs CFA grâce à la subvention du kit par l'État dans le secteur public, tandis que ce tarif grimpe à 65 000 francs CFA dans les cliniques privées. Le directeur de la Santé a insisté sur le caractère onéreux de ces soins pour sensibiliser le public sur l'importance de la prévention, la multiplication des séances hebdomadaires représentant une charge insupportable pour de nombreuses familles.
Au-delà des coûts et du manque d'équipements, le secteur souffre d'un déficit criant en ressources humaines qualifiées. L'exemple du centre Khalifa Ababacar Sall de Liberté à Dakar illustre cette précarité avec un seul néphrologue pour gérer 40 générateurs et assurer le suivi de 150 malades. Aminata Ndiaye, médecin-chef de cette structure, juge cette dotation totalement insuffisante et préconise un renforcement minimal à trois néphrologues par centre. Selon la spécialiste, une prise en charge optimale nécessite également l'appui de médecins généralistes, d'infirmiers, de techniciens supérieurs en dialyse et de personnel de soutien, parallèlement à une amélioration globale des infrastructures existantes.
La prise en charge des maladies rénales se heurte à des contraintes financières majeures pour les populations malgré l'appui des autorités. Le coût d'une seule séance de dialyse s'élève à 35 000 francs CFA grâce à la subvention du kit par l'État dans le secteur public, tandis que ce tarif grimpe à 65 000 francs CFA dans les cliniques privées. Le directeur de la Santé a insisté sur le caractère onéreux de ces soins pour sensibiliser le public sur l'importance de la prévention, la multiplication des séances hebdomadaires représentant une charge insupportable pour de nombreuses familles.
Au-delà des coûts et du manque d'équipements, le secteur souffre d'un déficit criant en ressources humaines qualifiées. L'exemple du centre Khalifa Ababacar Sall de Liberté à Dakar illustre cette précarité avec un seul néphrologue pour gérer 40 générateurs et assurer le suivi de 150 malades. Aminata Ndiaye, médecin-chef de cette structure, juge cette dotation totalement insuffisante et préconise un renforcement minimal à trois néphrologues par centre. Selon la spécialiste, une prise en charge optimale nécessite également l'appui de médecins généralistes, d'infirmiers, de techniciens supérieurs en dialyse et de personnel de soutien, parallèlement à une amélioration globale des infrastructures existantes.