Face à l’urgence sanitaire en Afrique de l’Ouest, où les maladies d'origine alimentaire causent 137 000 décès par an selon l’OMS, la FAO a tenu, ce lundi 30 mars, un atelier visant à renforcer les capacités opérationnelles des points focaux du réseau international des autorités de sécurité sanitaire des aliments (INFOSAN) du Sénégal, du Burkina Faso et du Mali afin de prévenir, détecter et gérer efficacement les urgences alimentaires.
Dans son discours, la Coordonnatrice sous-régionale de la FAO pour l’Afrique de l’Ouest, Bintia Stephen-Tchicaya a d'emblée pointé « le lourd fardeau » de ces pathologies représentant un tiers de la mortalité mondiale du secteur, tandis que l’expert en Sécurité sanitaire, Dr Mamadou Ndiaye a rappelé l'importance de sécuriser la circulation des marchandises. Pour ce dernier, l'enjeu est d'éviter qu'un aliment importé et « contaminé » ne provoque des crises de santé publique, car malgré les efforts de prévention, le risque persiste dès qu'une « marchandise dangereuse » franchit les frontières.
Le dispositif s'appuie désormais sur une architecture opérationnelle robuste : le Réseau InfoSan Sénégal (RSI). « C’est grâce à l’appui du projet que nous sommes arrivés non seulement à identifier les services compétents, mais à définir les points de contact », a expliqué le Dr Ndiaye, soulignant l'importance d'avoir des suppléants pour chaque direction afin d'éviter toute rupture de vigilance. Ce réseau de communication est aujourd'hui fonctionnel et renforcé par des équipements numériques, comme des tablettes, permettant aux autorités de réagir immédiatement dès qu'un produit entre dans leur « juron de compétences ». Ce diagnostic fait écho aux propos de la Coordonnatrice sous-régionale sur la nécessité de corriger « l’inefficience des systèmes d’inspection » et la prolifération de la vente de rue sans contrôle.
L'ambition finale de cette rencontre est de bâtir un « système sous-régional performant » en partageant l'expérience sénégalaise, notamment le Plan National de Réponse aux Urgences (PNRUSSA), avec le Mali et le Burkina Faso. En favorisant cette coopération Sud-Sud, la FAO souhaite que chaque pays puisse bénéficier des outils de surveillance et de la plateforme « e-SSA » pour harmoniser la gestion des alertes. Mme Stephen-Tchicaya et le Dr Ndiaye s'accordent sur le fait que cette synergie est « indispensable à la prise en charge des problèmes de santé » et au maintien de la sécurité alimentaire et nutritionnelle dans l'ensemble de la sous-région.
Dans son discours, la Coordonnatrice sous-régionale de la FAO pour l’Afrique de l’Ouest, Bintia Stephen-Tchicaya a d'emblée pointé « le lourd fardeau » de ces pathologies représentant un tiers de la mortalité mondiale du secteur, tandis que l’expert en Sécurité sanitaire, Dr Mamadou Ndiaye a rappelé l'importance de sécuriser la circulation des marchandises. Pour ce dernier, l'enjeu est d'éviter qu'un aliment importé et « contaminé » ne provoque des crises de santé publique, car malgré les efforts de prévention, le risque persiste dès qu'une « marchandise dangereuse » franchit les frontières.
Le dispositif s'appuie désormais sur une architecture opérationnelle robuste : le Réseau InfoSan Sénégal (RSI). « C’est grâce à l’appui du projet que nous sommes arrivés non seulement à identifier les services compétents, mais à définir les points de contact », a expliqué le Dr Ndiaye, soulignant l'importance d'avoir des suppléants pour chaque direction afin d'éviter toute rupture de vigilance. Ce réseau de communication est aujourd'hui fonctionnel et renforcé par des équipements numériques, comme des tablettes, permettant aux autorités de réagir immédiatement dès qu'un produit entre dans leur « juron de compétences ». Ce diagnostic fait écho aux propos de la Coordonnatrice sous-régionale sur la nécessité de corriger « l’inefficience des systèmes d’inspection » et la prolifération de la vente de rue sans contrôle.
L'ambition finale de cette rencontre est de bâtir un « système sous-régional performant » en partageant l'expérience sénégalaise, notamment le Plan National de Réponse aux Urgences (PNRUSSA), avec le Mali et le Burkina Faso. En favorisant cette coopération Sud-Sud, la FAO souhaite que chaque pays puisse bénéficier des outils de surveillance et de la plateforme « e-SSA » pour harmoniser la gestion des alertes. Mme Stephen-Tchicaya et le Dr Ndiaye s'accordent sur le fait que cette synergie est « indispensable à la prise en charge des problèmes de santé » et au maintien de la sécurité alimentaire et nutritionnelle dans l'ensemble de la sous-région.