Invitée de l'émission « Jury du Dimanche », la coordonnatrice du Conseil national de lutte contre le Sida (CNLS), Dr Safiétou Thiam, a dressé un état des lieux de l'épidémie au Sénégal. Entre appels à la vigilance et messages rassurants, elle mise sur le dépistage et le traitement pour stopper la propagation.
Malgré la persistance de la maladie, les autorités sanitaires se veulent rassurantes quant à la situation globale du pays. Le Sénégal compte actuellement 47 000 personnes vivant avec le VIH. Un chiffre qu'il convient de rapporter à la population totale pour éviter toute psychose. « Il n’y a pas lieu de s’alarmer. Nous sommes 18 millions de Sénégalais et il n’y a que 47 000 personnes touchées. La population générale reste protégée », a précisé Dr Safiétou Thiam.
La transmission sexuelle, le principal vecteur
Le constat scientifique est sans appel. Au Sénégal, le mode de contamination est essentiellement sexuel. Si la pudeur a longtemps freiné la communication sur ces questions, le CNLS appelle désormais à une prise de conscience directe.
Pour briser la chaîne de transmission, plusieurs leviers sont mis en avant : « Eviter le VIH, c'est facile. Il faut éviter d'avoir une contamination par transmission sexuelle. C'est se protéger, c'est rester fidèle à un partenaire négatif, c'est prendre des médicaments pour ne pas le transmettre à l'autre. Ou prendre des médicaments comme l'après pour ne pas l'attraper pour des personnes qui prennent des risques. C'est codifié, c'est connu, donc les moyens existent », a déclaré Docteur Safiétou Thiam.
Objectif « Zéro transmission mère-enfant »
L'un des grands chantiers actuels reste l'élimination de la transmission du virus de la mère à l'enfant lors de la grossesse ou de l'accouchement. Bien que ce mode de contamination ne représente que 3 % à 4 % des cas, l'objectif des autorités est de réduire ce chiffre à néant grâce à un suivi médical rigoureux des femmes enceintes.
«Qu'on se dise la vérité: la transmission est essentiellement sexuelle en dehors de la transmission mère-enfant. Et même cette transmission, nous voulons l'éliminer, c'est peut-être 3%, 4% de la transmission. Mais la transmission du VIH, comme je dis, c'est une transmission sexuelle. Donc éviter le VIH c'est facile, c'est éviter d'avoir une contamination par transmission sexuelle », a informé Docteur Thiam.
Le traitement comme arme de prévention
La stratégie du Sénégal repose sur un postulat scientifique solide : une personne sous traitement efficace ne transmet plus le virus. Les efforts de dépistage portent d'ailleurs leurs fruits. Selon la coordonnatrice, le pays affiche des résultats encourageants.
« Nous avons déjà des objectifs opérationnels. Parce que nous, scientifiquement, nous avons démontré qu'une personne qui prend son traitement ne transmet plus la maladie. Donc dès lors qu'on avait ça comme postulat, ce qu'il faut c'est chercher toutes les personnes, les dépister et les mettre sous traitement. Aujourd'hui, au Sénégal, 85%, c'était même en 2024, donc aujourd'hui peut-être que 90% des personnes qui ont le VIH sont dépistées et mis sous traitement », dit-elle.
Le défi reste désormais de briser les tabous liés à la sexualité pour que les moyens de prévention, bien que « codifiés et connus », soient pleinement adoptés par l'ensemble de la population.
Malgré la persistance de la maladie, les autorités sanitaires se veulent rassurantes quant à la situation globale du pays. Le Sénégal compte actuellement 47 000 personnes vivant avec le VIH. Un chiffre qu'il convient de rapporter à la population totale pour éviter toute psychose. « Il n’y a pas lieu de s’alarmer. Nous sommes 18 millions de Sénégalais et il n’y a que 47 000 personnes touchées. La population générale reste protégée », a précisé Dr Safiétou Thiam.
La transmission sexuelle, le principal vecteur
Le constat scientifique est sans appel. Au Sénégal, le mode de contamination est essentiellement sexuel. Si la pudeur a longtemps freiné la communication sur ces questions, le CNLS appelle désormais à une prise de conscience directe.
Pour briser la chaîne de transmission, plusieurs leviers sont mis en avant : « Eviter le VIH, c'est facile. Il faut éviter d'avoir une contamination par transmission sexuelle. C'est se protéger, c'est rester fidèle à un partenaire négatif, c'est prendre des médicaments pour ne pas le transmettre à l'autre. Ou prendre des médicaments comme l'après pour ne pas l'attraper pour des personnes qui prennent des risques. C'est codifié, c'est connu, donc les moyens existent », a déclaré Docteur Safiétou Thiam.
Objectif « Zéro transmission mère-enfant »
L'un des grands chantiers actuels reste l'élimination de la transmission du virus de la mère à l'enfant lors de la grossesse ou de l'accouchement. Bien que ce mode de contamination ne représente que 3 % à 4 % des cas, l'objectif des autorités est de réduire ce chiffre à néant grâce à un suivi médical rigoureux des femmes enceintes.
«Qu'on se dise la vérité: la transmission est essentiellement sexuelle en dehors de la transmission mère-enfant. Et même cette transmission, nous voulons l'éliminer, c'est peut-être 3%, 4% de la transmission. Mais la transmission du VIH, comme je dis, c'est une transmission sexuelle. Donc éviter le VIH c'est facile, c'est éviter d'avoir une contamination par transmission sexuelle », a informé Docteur Thiam.
Le traitement comme arme de prévention
La stratégie du Sénégal repose sur un postulat scientifique solide : une personne sous traitement efficace ne transmet plus le virus. Les efforts de dépistage portent d'ailleurs leurs fruits. Selon la coordonnatrice, le pays affiche des résultats encourageants.
« Nous avons déjà des objectifs opérationnels. Parce que nous, scientifiquement, nous avons démontré qu'une personne qui prend son traitement ne transmet plus la maladie. Donc dès lors qu'on avait ça comme postulat, ce qu'il faut c'est chercher toutes les personnes, les dépister et les mettre sous traitement. Aujourd'hui, au Sénégal, 85%, c'était même en 2024, donc aujourd'hui peut-être que 90% des personnes qui ont le VIH sont dépistées et mis sous traitement », dit-elle.
Le défi reste désormais de briser les tabous liés à la sexualité pour que les moyens de prévention, bien que « codifiés et connus », soient pleinement adoptés par l'ensemble de la population.