Au Sénégal, dans un contexte politique marqué par un «désaccord profond» entre le Président Diomaye Faye et son ex-Premier ministre Ousmane Sonko, le directeur exécutif d'Amnesty International Sénégal, Seydi Gassama, appelle les deux hommes «à dialoguer au nom de l'intérêt supérieur de la Nation». Cet appel intervient alors que le projet de Loi de Finances Rectificative (LFR) 2026 vient d'être rejeté, illustrant selon lui les risques d'une paralysie du pays.
Pour Seydi Gassama, la situation politique actuelle du Sénégal «ressemble plus à celle des États-Unis qu'à celle qu'a connue la France avec les cohabitations Mitterrand-Chirac (1986-1988), Mitterrand-Balladur (1993-1995) et Chirac-Jospin (1997-2002)».
Il rappelle également qu'aux États-Unis, «presque tous les présidents depuis Georges Bush ont gouverné avec un congrès dominé par l'opposition», avec des «blocages pouvant aller jusqu'à des paralysies partielles ou totales du gouvernement fédéral, les fameux shutdowns». Or, souligne-t-il, «des accords sont toujours trouvés ; aucun parti n'ayant intérêt à porter la responsabilité d'une paralysie durable de l'État fédéral qui a en charge la sécurité du pays et les programmes sociaux destinés à soutenir les plus pauvres».
Ainsi, le défenseur des droits humains estime que le Président et l’actuel Président de l’Assemblée nationale doivent s'inspirer de ce modèle, où «un président partage le pouvoir» dans un contexte de confrontation politique mais sans jamais perdre de vue l'essentiel. Pour lui, il ne s'agit pas d'une simple cohabitation à la française «où un président partage le pouvoir avec un premier ministre issu de majorité parlementaire de l'opposition», mais d'une nécessité de transcender leurs divergences «au nom de l'intérêt supérieur de la Nation».
Pour Seydi Gassama, la situation politique actuelle du Sénégal «ressemble plus à celle des États-Unis qu'à celle qu'a connue la France avec les cohabitations Mitterrand-Chirac (1986-1988), Mitterrand-Balladur (1993-1995) et Chirac-Jospin (1997-2002)».
Il rappelle également qu'aux États-Unis, «presque tous les présidents depuis Georges Bush ont gouverné avec un congrès dominé par l'opposition», avec des «blocages pouvant aller jusqu'à des paralysies partielles ou totales du gouvernement fédéral, les fameux shutdowns». Or, souligne-t-il, «des accords sont toujours trouvés ; aucun parti n'ayant intérêt à porter la responsabilité d'une paralysie durable de l'État fédéral qui a en charge la sécurité du pays et les programmes sociaux destinés à soutenir les plus pauvres».
Ainsi, le défenseur des droits humains estime que le Président et l’actuel Président de l’Assemblée nationale doivent s'inspirer de ce modèle, où «un président partage le pouvoir» dans un contexte de confrontation politique mais sans jamais perdre de vue l'essentiel. Pour lui, il ne s'agit pas d'une simple cohabitation à la française «où un président partage le pouvoir avec un premier ministre issu de majorité parlementaire de l'opposition», mais d'une nécessité de transcender leurs divergences «au nom de l'intérêt supérieur de la Nation».