Sénégal : l’ex-ministre Samba Sy trouve «absolument normal» les échanges entre Diomaye Faye, Macky Sall et Karim Wade



Samba Sy, ancien ministre du Travail sous le régime de Macky Sall, s'est exprimé ce dimanche, lors de l’émission du « Grand Jury » sur la Rfm. Il a notamment évoqué les récents échanges entre le président Bassirou Diomaye Faye, son prédécesseur Macky Sall et Karim Wade. Pour Samba Sy, les discussions entre acteurs politiques sont naturelles dans une démocratie.

« Qu'il y ait un commerce entre des acteurs politiques sénégalais, je trouve que c'est absolument normal», a-t-il soutenu.

Interrogé sur une éventuelle recomposition de l'espace politique, il estime qu'il est encore trop tôt pour tirer de telles conclusions. « Je ne sais pas si le terme recomposition politique est le terme adéquat. Je note qu'il y a eu des contacts, aussi bien à Doha qu'ici au Sénégal. Moi, j'ai lu comme vous le communiqué de la présidence de la République. J'ai lu aussi le communiqué publié par le président Macky Sall lorsqu'il venait dans son pays, le Sénégal, et je note que tout cela s'arrête à une certaine sphère », a déclaré Samba Sy.

Pour Samba Sy, il est encore difficile de mesurer la portée politique de ces échanges. Toutefois, il estime que le simple fait que les différents acteurs renouent le dialogue est déjà un signal.
« Oui, dans le futur, je pense que le fait déjà de commencer à se parler montre que les lignent bougent, que des choses se passent», affirme-t-il.

Évoquant le cas de Karim Wade, l'ancien ministre rappelle que les relations entre le Parti démocratique sénégalais (PDS) et le pouvoir n'ont pas toujours été marquées par une rupture.
« Pour ce qui est du cas de Karim Wade, au fond, quelque part, son parti, en tout cas, n'était pas aussi distant que ça du parti au pouvoir. C'est après que, évidemment, certaines choses se sont passées », a-t-il indiqué.

Au-delà des considérations partisanes, Samba Sy plaide pour des relations apaisées entre les responsables politiques. Selon lui, la compétition politique ne doit pas être assimilée à une logique d'affrontement permanent.

« Vous savez, nous sommes des Sénégalais, nous compétissons. Nous disons que chacun d'entre nous est le meilleur pour essayer de tenir les rênes de ce pays, pas pour soi mais pour servir le pays. Et de ce rapport-là, je crois qu'il n'y a pas de place pour l'hostilité. Nous pouvons être des adversaires, il n'y a pas d'ennemis », a-t-il souligné.

Fatime Gueye

Dimanche 19 Juillet 2026 14:15


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