Près de 5 000 personnes sont suivies pour addiction à la drogue dans le Centre de prise en charge intégrée des addictions de Dakar (CEPIAD). D’après le coordonnateur du centre, Idrissa Demba Ba, ce chiffre témoigne de l’ampleur des besoins en matière de prise en charge des usagers de drogues au Sénégal.
« Depuis l’ouverture du Centre de prise en charge intégrée des addictions de Dakar, nous avons suivi près de 5000 personnes », a-t-il affirmé, le 18 juin 2026. Il s'exprimait lors d’une conférence organisée en prélude au lancement de la 39e édition de la Semaine nationale de mobilisation et de sensibilisation sur les questions liées à la drogue.
D’après le psychiatre et addictologue, « beaucoup de gens qui consomment la drogue ont peur de venir au CEPIAD parce que, dès qu’on y entre, on est étiqueté comme drogué ». Ainsi, il a plaidé pour un environnement juridique et social plus favorable à l’accès aux soins.
Le coordonnateur du CEPIAD a estimé aussi que les préjugés liés aux addictions continuent de peser sur la prise en charge des usagers de drogues. Selon lui, cette situation décourage certains professionnels de santé à s’engager dans ce domaine, « d’où la nécessité de faire évoluer les mentalités et de mettre en place un cadre juridique mieux adapté ».
« Cette évolution du cadre légal profiterait également aux professionnels de santé, encore peu nombreux à s’investir dans ce domaine en raison des préjugés entourant les addictions », a-t-il déclaré.
L’addictologue juge ainsi « indispensable » une réforme du dispositif législatif afin de favoriser le recours aux structures spécialisées et de permettre aux personnes concernées de solliciter une prise en charge « sans crainte d’être stigmatisées ».
En poursuivant, il a relevé que : « les équipes du CEPIAD mènent des actions de proximité auprès des usagers dans le cadre de la réduction des risques, mais sans bénéficier d’un cadre juridique spécifique encadrant certaines de leurs interventions ».
D’après l’APS, face à cette réalité, il plaide pour une révision de la législation sur les stupéfiants afin de mieux distinguer les situations d’usage de celles relevant du trafic. « La législation sénégalaise en vigueur, issue du Code des drogues de 1997 et modifiée en 2007, gagnerait à mieux distinguer les notions d’usage et de trafic afin d’éviter certaines confusions dans l’application de la loi », a-t-il expliqué.
« Depuis l’ouverture du Centre de prise en charge intégrée des addictions de Dakar, nous avons suivi près de 5000 personnes », a-t-il affirmé, le 18 juin 2026. Il s'exprimait lors d’une conférence organisée en prélude au lancement de la 39e édition de la Semaine nationale de mobilisation et de sensibilisation sur les questions liées à la drogue.
D’après le psychiatre et addictologue, « beaucoup de gens qui consomment la drogue ont peur de venir au CEPIAD parce que, dès qu’on y entre, on est étiqueté comme drogué ». Ainsi, il a plaidé pour un environnement juridique et social plus favorable à l’accès aux soins.
Le coordonnateur du CEPIAD a estimé aussi que les préjugés liés aux addictions continuent de peser sur la prise en charge des usagers de drogues. Selon lui, cette situation décourage certains professionnels de santé à s’engager dans ce domaine, « d’où la nécessité de faire évoluer les mentalités et de mettre en place un cadre juridique mieux adapté ».
« Cette évolution du cadre légal profiterait également aux professionnels de santé, encore peu nombreux à s’investir dans ce domaine en raison des préjugés entourant les addictions », a-t-il déclaré.
L’addictologue juge ainsi « indispensable » une réforme du dispositif législatif afin de favoriser le recours aux structures spécialisées et de permettre aux personnes concernées de solliciter une prise en charge « sans crainte d’être stigmatisées ».
En poursuivant, il a relevé que : « les équipes du CEPIAD mènent des actions de proximité auprès des usagers dans le cadre de la réduction des risques, mais sans bénéficier d’un cadre juridique spécifique encadrant certaines de leurs interventions ».
D’après l’APS, face à cette réalité, il plaide pour une révision de la législation sur les stupéfiants afin de mieux distinguer les situations d’usage de celles relevant du trafic. « La législation sénégalaise en vigueur, issue du Code des drogues de 1997 et modifiée en 2007, gagnerait à mieux distinguer les notions d’usage et de trafic afin d’éviter certaines confusions dans l’application de la loi », a-t-il expliqué.