Sénégal vs Maroc : le drame invisible des vestiaires



Le Sénégal est champion d'Afrique après avoir battu le Maroc (1-0), mais, derrière le protocole et les sourires de façade, la finale a été le théâtre d'un drame médical qui a failli coûter cher à l'effectif sénégalais.

A quelques minutes seulement avant le coup d’envoi, ce qui devait être un échauffement classique s'est transformé en une évacuation sanitaire d'urgence. Krépin Diatta et Ousseynou Niang ont été frappés par des crises de vomissements, les rendant totalement incapables de tenir leur place.

L'image de ces deux piliers, évacués en urgence vers l’hôpital Roi Mohamed VI alors que le stade vibrait, a jeté un froid glacial sur la délégation. Le mal était profond, soudain et dévastateur.

Alors que le groupe tentait de se remettre du forfait de Diatta, le sort s'est acharné. Pape Matar Sarr, qui se tenait prêt sur le bord de la pelouse pour apporter son souffle au match, s'est subitement effondré. Un évanouissement brutal, sous les yeux de ses coéquipiers pétrifiés. En l'espace d'un instant, le Sénégal perdait un troisième homme, non pas sur un tacle adverse, mais par un épuisement total des forces vitales.

« Voir ses frères s'écrouler ainsi, les uns après les autres, avant même que le combat ne commence, c'était un traumatisme », a confié une source proche du staff.

Pendant que le match se jouait, le véritable combat pour la santé se déroulait entre les murs de la clinique de Rabat. Krépin, Ousseynou et Pape Matar ont vécu le sacre du Sénégal branchés à des moniteurs, luttant contre la déshydratation et la perte de connaissance.

Pour Krépin Diatta, la cruauté est totale. Après avoir porté l’équipe durant tout le tournoi, son corps a dit « stop » au moment le plus sacré. Sa photo de famille, il ne l'a pas prise sur la pelouse, mais dans l'anonymat d'une chambre d'hôpital, le corps meurtri par l'effort et la maladie.

Ce titre ne sera pas seulement celui du talent, mais celui de la souffrance.

  Si Ousseynou Niang a pu quitter son lit pour rejoindre l'hôtel, Diatta et Sarr sont restés sous observation médicale, symboles d'une équipe qui a littéralement donné son sang et sa santé pour la patrie.

Krépin, Pape Matar et Ousseynou, vos lits d'hôpital valent tous les podiums. Le peuple ne fête pas seulement des footballeurs, il salue des rescapés qui ont mis leur santé en jeu pour le drapeau.


Lundi 19 Janvier 2026 12:19


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