La série de meurtres des Sénégalais de l’étranger est insoutenable. Seize (16) Sénégalais sont morts en l’espace de huit (8) mois, soit deux (2) décès par mois, dans des situations troublantes, selon le décompte de l’ONG Horizon sans frontières. Malheureusement, ces morts tragiques sont devenus récurrents et les mobiles jamais élucidés. Et le décès de cinq (5) membres d’une même famille d’origine sénégalaise établis à Denver aux Etats-Unis mercredi 5 août, dans un « incendie criminel », est le meurtre de trop qui allonge la longue liste.
Le gouvernement sénégalais a promis que justice sera faite dans cette affaire. Joint par PressAfrik, le président de l’ONG Horizon sans frontières, Boubacar Sèye l'appelle à se constituer partie civile, ajoutant que tant que le mobile de ces crimes odieux n’est pas connu, le problème ne sera pas de sitôt réglé.
« Seize (16) morts en 8 mois, c'est en moyenne deux corps par mois. Ce qui est déjà très grave. Raison pour laquelle, Horizon sans frontières exhorte l’Etat du Sénégal à protester. L’Etat devrait être en mesure de protester contre l’insécurité dont sont victimes ses ressortissants. L’Etat devrait pouvoir se constituer partie civile pour que toute la lumière soit faite », a déclaré M. Sèye.
Le défenseur des migrants qui condamne fermement ces assassinats devenus récurrents, est convaincu que la connaissance du mobile de ces crimes surtout ceux commis récemment aux Etats-Unis, serait un bon début pour régler le problème. « Sur ces 16 morts, 8 sont enregistrés aux Etats-Unis, donc c’est important de savoir le mobile du crime. Parce qu’avant, aux Etats-Unis, on avait des crimes liés à la délinquance. Mais, avec l’avènement de Donald Trump, le pays traverse une véritable crise sociale avec le cas Georges Floyd, et toutes ces tensions raciales. Ce qui fait que pour nous, c’est important de savoir le mobile du crime », a-t-il soutenu.
Non sans souligner qu’au cas où il s’agirait d’un « crime racial, là, il faudra prendre des dispositions. Et, pour le savoir, il faut qu’une enquête soit diligentée par l’Etat du Sénégal ».
Certes, a reconnu M. Sèye, les Américains feront une enquête, mais n’empêche, l’Etat du Sénégal doit aussi se lever ou « à la limite envoyer une délégation aux Etats-Unis pour s’enquérir de la situation ».
Notre interlocuteur persiste et signe : « Si on ne sait pas le mobile du crime, alors on ne pourra pas prendre des dispositions. L’Etat du Sénégal a un devoir de protection envers ses citoyens. Il ne faudrait pas que les Sénégalais de l’extérieur soient des cibles faciles ».
Très amer, Boubacar Sèye, a fustigé la stratégie du gouvernement sénégalais estimant que des gens meurent dans des situations troublantes, d’autres assassinés, mais il n’y a rien qui est fait. « Combien de Sénégalais ont été tués ? Qu’on nous fasse le bilan des dossiers qui ont abouti », a-t-il demandé. Avant de déplorer ceci : « Il y a rien qui a été fait. Des gens meurent dans des situations troublantes, mais généralement, il n’y a pas de suite. On nous dit que c’est une diplomatie qui travaille en souterraine, mais qu’à cela ne tienne, dans un Etat de droit, on communique », a-t-il déclaré.
Toutefois, Boubacar Sèye a tenu à préciser qu’il n’a jamais été question de reprocher à l’Etat ces morts, mais « on aurait souhaité que quand il y a mort d’hommes que l’Etat du Sénégal se lève pour taper sur la table et protester. Mais ce n’est pas le cas », a-t-il regretté.
Son avis est loin d’être partagé par une source au ministère des Affaires étrangères, jointe par PressAfrik. « Naturellement, tous les Etats du monde y compris le Sénégal en premier ne tourne jamais le dos à ses fils qui sont en train de vivre des difficultés à l’étranger », a-t-elle déclaré soulignant que « les questions liées aux Sénégalais de l’extérieur sont souvent difficiles à traiter ».
L’interlocuteur de PressAfrik qui n’a pas souhaité entrer dans les détails, car qualifiant le sujet de « très, très sensible », affirme que « pour des raisons de sécurité, on ne doit pas en parler n’importe comment ». Pour lui, cela relève du domaine de « l’Etat, mais aussi de la diplomatie sénégalaise ».
A l'en croire, « ce n’est pas au jour le jour qu’on peut parler de ces questions ou donner des informations. Ce qui se fait en premier lieu, c’est de se rapprocher des victimes, de leurs familles, des Etats de l’autre côté, de nos Ambassades et de nos responsables qui sont dans ces pays-là où des Sénégalais sont en train de subir des difficultés afin de faire un regroupement des informations avant de parler de ces questions ».
Pour justifier que l'Etat du Sénégal vient en aide à ses ressortissants de l'étranger, notre source au ministère des Affaires étrangères a rappelé les efforts qui ont été faits pour aider les familles des Sénégalais décédés de la Covid-19 en Europe. « L’Etat du Sénégal a accompagné les familles des victimes dans le rapatriement des corps. Ça coûte énormément cher de faire rapatrier un corps de la France au Sénégal, par exemple. Ce sont des choses que personne ne peut contester parce que l’Etat a bien fait d’accompagner nos compatriotes », s’est-elle- défendue.
Le gouvernement sénégalais a promis que justice sera faite dans cette affaire. Joint par PressAfrik, le président de l’ONG Horizon sans frontières, Boubacar Sèye l'appelle à se constituer partie civile, ajoutant que tant que le mobile de ces crimes odieux n’est pas connu, le problème ne sera pas de sitôt réglé.
« Seize (16) morts en 8 mois, c'est en moyenne deux corps par mois. Ce qui est déjà très grave. Raison pour laquelle, Horizon sans frontières exhorte l’Etat du Sénégal à protester. L’Etat devrait être en mesure de protester contre l’insécurité dont sont victimes ses ressortissants. L’Etat devrait pouvoir se constituer partie civile pour que toute la lumière soit faite », a déclaré M. Sèye.
Le défenseur des migrants qui condamne fermement ces assassinats devenus récurrents, est convaincu que la connaissance du mobile de ces crimes surtout ceux commis récemment aux Etats-Unis, serait un bon début pour régler le problème. « Sur ces 16 morts, 8 sont enregistrés aux Etats-Unis, donc c’est important de savoir le mobile du crime. Parce qu’avant, aux Etats-Unis, on avait des crimes liés à la délinquance. Mais, avec l’avènement de Donald Trump, le pays traverse une véritable crise sociale avec le cas Georges Floyd, et toutes ces tensions raciales. Ce qui fait que pour nous, c’est important de savoir le mobile du crime », a-t-il soutenu.
Non sans souligner qu’au cas où il s’agirait d’un « crime racial, là, il faudra prendre des dispositions. Et, pour le savoir, il faut qu’une enquête soit diligentée par l’Etat du Sénégal ».
Certes, a reconnu M. Sèye, les Américains feront une enquête, mais n’empêche, l’Etat du Sénégal doit aussi se lever ou « à la limite envoyer une délégation aux Etats-Unis pour s’enquérir de la situation ».
Notre interlocuteur persiste et signe : « Si on ne sait pas le mobile du crime, alors on ne pourra pas prendre des dispositions. L’Etat du Sénégal a un devoir de protection envers ses citoyens. Il ne faudrait pas que les Sénégalais de l’extérieur soient des cibles faciles ».
Des gens meurent dans des situations troublantes, d’autres assassinés, mais y a rien qui est fait par l’Etat du Sénégal
Très amer, Boubacar Sèye, a fustigé la stratégie du gouvernement sénégalais estimant que des gens meurent dans des situations troublantes, d’autres assassinés, mais il n’y a rien qui est fait. « Combien de Sénégalais ont été tués ? Qu’on nous fasse le bilan des dossiers qui ont abouti », a-t-il demandé. Avant de déplorer ceci : « Il y a rien qui a été fait. Des gens meurent dans des situations troublantes, mais généralement, il n’y a pas de suite. On nous dit que c’est une diplomatie qui travaille en souterraine, mais qu’à cela ne tienne, dans un Etat de droit, on communique », a-t-il déclaré.
L’Etat du Sénégal ne tourne jamais le dos à ses fils qui ont des difficultés à l’étranger
Toutefois, Boubacar Sèye a tenu à préciser qu’il n’a jamais été question de reprocher à l’Etat ces morts, mais « on aurait souhaité que quand il y a mort d’hommes que l’Etat du Sénégal se lève pour taper sur la table et protester. Mais ce n’est pas le cas », a-t-il regretté.
Son avis est loin d’être partagé par une source au ministère des Affaires étrangères, jointe par PressAfrik. « Naturellement, tous les Etats du monde y compris le Sénégal en premier ne tourne jamais le dos à ses fils qui sont en train de vivre des difficultés à l’étranger », a-t-elle déclaré soulignant que « les questions liées aux Sénégalais de l’extérieur sont souvent difficiles à traiter ».
L’interlocuteur de PressAfrik qui n’a pas souhaité entrer dans les détails, car qualifiant le sujet de « très, très sensible », affirme que « pour des raisons de sécurité, on ne doit pas en parler n’importe comment ». Pour lui, cela relève du domaine de « l’Etat, mais aussi de la diplomatie sénégalaise ».
A l'en croire, « ce n’est pas au jour le jour qu’on peut parler de ces questions ou donner des informations. Ce qui se fait en premier lieu, c’est de se rapprocher des victimes, de leurs familles, des Etats de l’autre côté, de nos Ambassades et de nos responsables qui sont dans ces pays-là où des Sénégalais sont en train de subir des difficultés afin de faire un regroupement des informations avant de parler de ces questions ».
Pour justifier que l'Etat du Sénégal vient en aide à ses ressortissants de l'étranger, notre source au ministère des Affaires étrangères a rappelé les efforts qui ont été faits pour aider les familles des Sénégalais décédés de la Covid-19 en Europe. « L’Etat du Sénégal a accompagné les familles des victimes dans le rapatriement des corps. Ça coûte énormément cher de faire rapatrier un corps de la France au Sénégal, par exemple. Ce sont des choses que personne ne peut contester parce que l’Etat a bien fait d’accompagner nos compatriotes », s’est-elle- défendue.