Amnesty International et le Centre pour l'Environnement, les droits de l'Homme et le développement (CEHRD), basé au Nigeria, accusent Shell de n'avoir pas suivi les recommandations du Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE) qui avait établi en 2011 l'étendue et l'impact de la pollution pétrolière dans l'Ogoniland.
L'enquête estimait que cette pollution pourrait nécessiter la plus grande opération de nettoyage au monde et durer 25 à 30 ans, appelant industrie pétrolière et gouvernement nigérian à y participer à hauteur d'un milliard de dollars.
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Le rapport, livre des informations sur la contamination par déversement de quatre sites qui, selon Shell, ont été nettoyés depuis des années alors qu'ils sont encore pollués.
Sur les 15 zones visitées entre juillet et septembre 2015, 13 sont encore "polluées de manière visible" ou contaminées, contrairement à ce qu'affirment Shell et le gouvernement nigérian.
Par ailleurs, le rapport dénonce l'incapacité du gouvernement du Nigeria à règlementer l'industrie pétrolière.
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Les auteurs accusent également l'Agence nationale de détection et de réponse aux fuites de pétrole de classer des zones comme étant propres alors qu'elles ne le sont pas.
Dans une lettre, la branche nigériane de Shell a récusé les affirmations du rapport, expliquant avoir "commencé à agir sur toutes les recommandations qu'on lui a faites".
source:bbc Afrique