Des soldats sierra-léonais sont-ils entrés sur le territoire guinéen en toute illégalité ? Ou au contraire, des militaires guinéens ont-ils traversé la frontière pour arrêter des membres des forces de sécurité sierra-léonaises ?
Le ministère de la Communication de Sierra Leone a été le premier à confirmer l’arrestation, par les forces armées guinéennes, de « plusieurs membres d’une équipe conjointe » composée de militaires et de policiers sierra-léonais. Selon le communiqué, ces agents se trouvaient dans la localité de Kalieyereh (district de Falaba), où ils étaient chargés de la construction d’un poste frontalier.
Toujours d’après les autorités sierra-léonaises, les hommes interpellés, « dont un officier », ont été emmenés en « territoire guinéen », où leurs armes et munitions ont été confisquées.
Conakry indique l'arrestation de seize « éléments militaires sierra-léonais »
Alors que les autorités sierra-léonaises disent vouloir régler l'affaire « à l'amiable », de son côté, l’état-major général des armées guinéennes a confirmé l’arrestation de seize « éléments militaires sierra-léonais ».
Selon Conakry, ces derniers auraient « pénétré sans autorisation sur le territoire guinéen », où ils auraient « installé une tente et hissé leur drapeau national » à environ 1,4 km du territoire guinéen.
L’état-major guinéen a par ailleurs appelé les Forces de défense et de sécurité du pays à « rester mobilisées pour la défense et la protection de l’intégrité territoriale ».
Deux décennies de conflit transfrontalier
Cet incident survient dans un contexte de tensions frontalières persistantes entre la Sierra Leone et la Guinée. Les deux pays sont en différend depuis près de vingt ans autour du village minier de Yenga, revendiqué par les deux États.
Une incursion de soldats guinéens dans cette zone avait déjà été dénoncée par Freetown au mois de mai. En septembre, la Cédéao avait dépêché une mission technique sur place.
Le ministère de la Communication de Sierra Leone a été le premier à confirmer l’arrestation, par les forces armées guinéennes, de « plusieurs membres d’une équipe conjointe » composée de militaires et de policiers sierra-léonais. Selon le communiqué, ces agents se trouvaient dans la localité de Kalieyereh (district de Falaba), où ils étaient chargés de la construction d’un poste frontalier.
Toujours d’après les autorités sierra-léonaises, les hommes interpellés, « dont un officier », ont été emmenés en « territoire guinéen », où leurs armes et munitions ont été confisquées.
Conakry indique l'arrestation de seize « éléments militaires sierra-léonais »
Alors que les autorités sierra-léonaises disent vouloir régler l'affaire « à l'amiable », de son côté, l’état-major général des armées guinéennes a confirmé l’arrestation de seize « éléments militaires sierra-léonais ».
Selon Conakry, ces derniers auraient « pénétré sans autorisation sur le territoire guinéen », où ils auraient « installé une tente et hissé leur drapeau national » à environ 1,4 km du territoire guinéen.
L’état-major guinéen a par ailleurs appelé les Forces de défense et de sécurité du pays à « rester mobilisées pour la défense et la protection de l’intégrité territoriale ».
Deux décennies de conflit transfrontalier
Cet incident survient dans un contexte de tensions frontalières persistantes entre la Sierra Leone et la Guinée. Les deux pays sont en différend depuis près de vingt ans autour du village minier de Yenga, revendiqué par les deux États.
Une incursion de soldats guinéens dans cette zone avait déjà été dénoncée par Freetown au mois de mai. En septembre, la Cédéao avait dépêché une mission technique sur place.