''Si nos revendications ne sont pas entendues, nous allons maintenir notre préavis de grève », déclare Sidi Yayah Tunis, porte-parole du Congrès de tout le peuple (APC) à RFI. Samedi, le principal parti d’opposition avait appelé ses partisans à manifester devant le siège de la commission électorale pour dénoncer l’opacité du processus électoral. « Cela n’a aucun sens pour nous de participer à une élection où tout est déjà joué d’avance », poursuit Sidy Yayah Tunis.
Cet appel à la mobilisation restait suspendu lundi au feu vert de la police. Invitée à une rencontre avec les forces de l’ordre pour débattre des conditions pour une marche sécurisée, les représentants de l’APC ne se sont pas présentés. « Ils ont donné comme prétexte d’autres engagements », explique à RFI Brima Kamara, porte-parole de la police. Parmi ces engagements, une réunion avec une équipe de médiateurs et des responsables de la commission électorale. Une réunion qui n’a pas permis d’aboutir à un consensus sur le processus électoral.
Plusieurs points de crispation
« L’APC a soulevé plusieurs points de crispation », affirme Hawa Saima, directrice exécutive de la Commission indépendante pour la paix et la cohésion nationale, co-organisateur de cette initiative de dialogue.
En premier, la légitimité du président de la Commission électorale, Mohamed Konneh, jugé trop proche du pouvoir. Mais il y a également la question du décompte des votes. Cette année, en plus du comptage manuel, les bulletins seront dépouillés à travers une application, « un système qui n’a jamais été utilisé et qui est susceptible d’être manipulé », tacle Sidi Yayah Tunis du principal parti d’opposition.
« Nous avons décidé qu'il fallait qu'ils se parlent face à face et nous avons donc isolé les représentants de l’APC et ceux de la Commission électorale dans une même pièce, mais l’APC n’était toujours pas d’accord », résume Saima.
Pas d’accord avec la liste électorale, jugée incomplète, pas d’accord non plus avec le vote anticipé la semaine dernière pour les électeurs musulmans partant à La Mecque, un vote organisé sans préavis, selon l'APC. Ce manque de communication, c’est pourtant ce que la police sierra-léonaise a reproché au principal parti d'opposition dans l'organisation de sa manifestation prévue lundi. Annoncée deux jours avant sur les réseaux sociaux, sans attendre l’aval de la police.
Cet appel à la mobilisation restait suspendu lundi au feu vert de la police. Invitée à une rencontre avec les forces de l’ordre pour débattre des conditions pour une marche sécurisée, les représentants de l’APC ne se sont pas présentés. « Ils ont donné comme prétexte d’autres engagements », explique à RFI Brima Kamara, porte-parole de la police. Parmi ces engagements, une réunion avec une équipe de médiateurs et des responsables de la commission électorale. Une réunion qui n’a pas permis d’aboutir à un consensus sur le processus électoral.
Plusieurs points de crispation
« L’APC a soulevé plusieurs points de crispation », affirme Hawa Saima, directrice exécutive de la Commission indépendante pour la paix et la cohésion nationale, co-organisateur de cette initiative de dialogue.
En premier, la légitimité du président de la Commission électorale, Mohamed Konneh, jugé trop proche du pouvoir. Mais il y a également la question du décompte des votes. Cette année, en plus du comptage manuel, les bulletins seront dépouillés à travers une application, « un système qui n’a jamais été utilisé et qui est susceptible d’être manipulé », tacle Sidi Yayah Tunis du principal parti d’opposition.
« Nous avons décidé qu'il fallait qu'ils se parlent face à face et nous avons donc isolé les représentants de l’APC et ceux de la Commission électorale dans une même pièce, mais l’APC n’était toujours pas d’accord », résume Saima.
Pas d’accord avec la liste électorale, jugée incomplète, pas d’accord non plus avec le vote anticipé la semaine dernière pour les électeurs musulmans partant à La Mecque, un vote organisé sans préavis, selon l'APC. Ce manque de communication, c’est pourtant ce que la police sierra-léonaise a reproché au principal parti d'opposition dans l'organisation de sa manifestation prévue lundi. Annoncée deux jours avant sur les réseaux sociaux, sans attendre l’aval de la police.