Situation très tendue en Egypte, la police en grève

En Egypte, de violents accrochages entre policiers et manifestants se sont poursuivis dans la nuit du dimanche 10 mars au lundi aux abords de la place Tahrir. Un des signes du désordre croissant qui frappe l’Egypte et qui semble de plus en plus incontrôlable puisque même la police commence à baisser les bras est que le Procureur général appelle « les honnêtes citoyens à arrêter les voyous ».



Des manifestants égyptiens au Caire ont incendié des bâtiments au Caire samedi 9 mars et tenté de perturber le trafic sur le canal de Suez.
Y a-t-il un pilote dans l’avion ? C’est la question que se posent de plus en plus d’Egyptiens. Dimanche 10 mars, la circulation au Caire a frisé la mort clinique à cause de la grève des chauffeurs de minibus protestant contre la pénurie de carburant. Ils en ont assez de passer des heures pour faire le plein. Résultat, des millions de Cairotes ont passé des heures à chercher des moyens de transport ou sont restés bloqués dans les bouchons.
Par ailleurs, des agents de la circulation ont rejoint la grève d’une partie de la police qui réclame le limogeage du ministre de l’Intérieur. Samedi les Egyptiens ébahis ont vu sur leurs télévisions des images de jeunes pillant la Fédération de football avant d’y mettre le feu. Les six coupes d’Afrique des Nations remportées par l’Egypte ont ainsi disparu.
Dans ces conditions les Egyptiens attendaient une intervention du président de la République. La télévision d'Etat a même annoncé, avant de démentir. Le seul responsable vu sur les télés était le commandant de la deuxième armée qui calmait la colère des habitants de Port-Saïd.

Source : Rfi.fr

Dépéche

Lundi 11 Mars 2013 12:43


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