Le président de la Ligue sénégalaise des droits de l’homme (LSDH), Denis Ndour, a réagi aux récentes sorties du Premier ministre Ousmane Sonko concernant l’absence de poursuites contre les auteurs présumés de détournements de deniers publics. Pour M. Ndour, le débat de fond reste celui de l’indépendance de la justice et des réformes nécessaires.
Denis Ndour a d’abord rappelé que ce n’est pas la première fois que le chef du gouvernement évoque le fonctionnement de la justice. « Il pense qu’il y a beaucoup de lenteur, beaucoup d’instrumentalisation ou, en tout cas, un manque de suivi dans la manière dont les dossiers sont conduits », a-t-il dit à PressAfrik.
Cependant, le président de la LSDH a tenu à rappeler la position constante de l’ancien ministre de la Justice, qui avait prévenu : « Ne comptez pas sur moi pour mettre la pression sur les magistrats ». Selon Denis Ndour, cette mise en garde résume un dilemme fondamental : « On ne peut pas avoir une chose et son contraire ».
Pour lui, il faut choisir : soit une justice indépendante, qui prend le temps d’investiguer sans céder aux rumeurs et va jusqu’au bout des procédures, soit une justice soumise aux injonctions politiques. « Ou bien nous voulons une justice indépendante qui prend le temps de bien faire des investigations et ne pas juste partir avec des rumeurs sur les gens, et aller jusqu’au bout pour qu’il y ait justement des jugements », a-t-il martelé.
L’obstacle de la loi d’amnistie
Denis Ndour a également abordé la question de la loi sur l’amnistie, qu’il considère comme un verrou majeur à la manifestation de la vérité. « Tant qu’on n’aura pas abrogé cette loi-là, la vérité que nous voulons pour aller vers la réconciliation, nous ne l’aurons pas », a-t-il affirmé.
« Et désolé de le dire, mais on risque de passer à d’autres régimes pour pouvoir justement étayer ces crimes-là qui, pour moi, doivent être effectivement sanctionnés. », a poursuivi le défenseur le défenseur des droits humains.
Sur la question spécifique des deniers publics, le président de la LSDH a mis en garde contre une confusion entre réduction des comptes et règlement de comptes. « On ne peut pas se lever et dire : “Telle personne, je suis sûr qu’elle a dilapidé les deniers publics”, sans avoir aucune preuve », a-t-il souligné.
Il a rappelé le rôle essentiel des juges d’instruction, chargés de mener les enquêtes et d’établir des collaborations pour réunir les éléments nécessaires. « Voilà qui peut étayer cela, malgré des juges d’instruction qui ont le rôle de mener des enquêtes et de trouver, de faire des collaborations », a-t-il précisé.
Enfin, Denis Ndour estime que la vraie question est de savoir quelle justice les Sénégalais souhaitent. « Pour cela, il faut penser aux réformes. Ce sont seulement les réformes qui peuvent soutenir le fait que les citoyens sentent que désormais il y a une soustraction de l’emprise du pouvoir politique sur la justice », a-t-il expliqué.
« Parce que cela signifie quoi ? Cela signifie qu’on a une justice indépendante », a-t-il insisté, appelant ainsi à une refondation profonde du système judiciaire sénégalais.
Denis Ndour a d’abord rappelé que ce n’est pas la première fois que le chef du gouvernement évoque le fonctionnement de la justice. « Il pense qu’il y a beaucoup de lenteur, beaucoup d’instrumentalisation ou, en tout cas, un manque de suivi dans la manière dont les dossiers sont conduits », a-t-il dit à PressAfrik.
Cependant, le président de la LSDH a tenu à rappeler la position constante de l’ancien ministre de la Justice, qui avait prévenu : « Ne comptez pas sur moi pour mettre la pression sur les magistrats ». Selon Denis Ndour, cette mise en garde résume un dilemme fondamental : « On ne peut pas avoir une chose et son contraire ».
Pour lui, il faut choisir : soit une justice indépendante, qui prend le temps d’investiguer sans céder aux rumeurs et va jusqu’au bout des procédures, soit une justice soumise aux injonctions politiques. « Ou bien nous voulons une justice indépendante qui prend le temps de bien faire des investigations et ne pas juste partir avec des rumeurs sur les gens, et aller jusqu’au bout pour qu’il y ait justement des jugements », a-t-il martelé.
L’obstacle de la loi d’amnistie
Denis Ndour a également abordé la question de la loi sur l’amnistie, qu’il considère comme un verrou majeur à la manifestation de la vérité. « Tant qu’on n’aura pas abrogé cette loi-là, la vérité que nous voulons pour aller vers la réconciliation, nous ne l’aurons pas », a-t-il affirmé.
« Et désolé de le dire, mais on risque de passer à d’autres régimes pour pouvoir justement étayer ces crimes-là qui, pour moi, doivent être effectivement sanctionnés. », a poursuivi le défenseur le défenseur des droits humains.
Sur la question spécifique des deniers publics, le président de la LSDH a mis en garde contre une confusion entre réduction des comptes et règlement de comptes. « On ne peut pas se lever et dire : “Telle personne, je suis sûr qu’elle a dilapidé les deniers publics”, sans avoir aucune preuve », a-t-il souligné.
Il a rappelé le rôle essentiel des juges d’instruction, chargés de mener les enquêtes et d’établir des collaborations pour réunir les éléments nécessaires. « Voilà qui peut étayer cela, malgré des juges d’instruction qui ont le rôle de mener des enquêtes et de trouver, de faire des collaborations », a-t-il précisé.
Enfin, Denis Ndour estime que la vraie question est de savoir quelle justice les Sénégalais souhaitent. « Pour cela, il faut penser aux réformes. Ce sont seulement les réformes qui peuvent soutenir le fait que les citoyens sentent que désormais il y a une soustraction de l’emprise du pouvoir politique sur la justice », a-t-il expliqué.
« Parce que cela signifie quoi ? Cela signifie qu’on a une justice indépendante », a-t-il insisté, appelant ainsi à une refondation profonde du système judiciaire sénégalais.