À Khartoum, les habitants ont vécu les fêtes de fin de ramadan sous les bombes. Dès l’aube, vendredi, l’armée régulière a multiplié les raids aériens sur les positions tenues par les paramilitaires dans la capitale. Puis, les forces du général al-Bourhan ont déployé leurs troupes au sol pour tenter de déloger les miliciens. La situation est toujours peu claire. Les FSR ont perdu du terrain, mais gardent le contrôle de nombreux quartiers.
Les deux généraux qui ont plongé le pays dans le chaos rejettent toujours toute négociation. Pour sa première allocution depuis le début de la guerre, le général Abdel Fattah al-Burhan a affirmé à la télévision nationale qu’il « écrasera militairement » son rival.
Seulement une nuit d'accalmie
Cependant, le calme régnait vendredi soir à part quelques affrontements sporadiques. Pressés par de nombreuses chancelleries internationales, les forces armées soudanaises ont fini par accepter vendredi un cessez-le-feu de trois jours, proposé la veille par Hemedti. Mais celle-ci n'a pas duré, puisque dès la matinée de ce samedi, des tirs d'artilleries étaient entendus dans la capitale.
Officiellement, cette trêve était déclarée pour les célébrations de l’Aïd, pour permettre aux civils de panser leurs plaies et d’évacuer les zones de combats. Le cessez-le-feu devait permettre également aux ressortissants étrangers d’être évacués. Mais, les Soudanais n’y voient pas une désescalade, ils savent que les deux camps vont se réorganiser, se réarmer, pour reprendre dès que possible leur combat à mort
Les deux généraux qui ont plongé le pays dans le chaos rejettent toujours toute négociation. Pour sa première allocution depuis le début de la guerre, le général Abdel Fattah al-Burhan a affirmé à la télévision nationale qu’il « écrasera militairement » son rival.
Seulement une nuit d'accalmie
Cependant, le calme régnait vendredi soir à part quelques affrontements sporadiques. Pressés par de nombreuses chancelleries internationales, les forces armées soudanaises ont fini par accepter vendredi un cessez-le-feu de trois jours, proposé la veille par Hemedti. Mais celle-ci n'a pas duré, puisque dès la matinée de ce samedi, des tirs d'artilleries étaient entendus dans la capitale.
Officiellement, cette trêve était déclarée pour les célébrations de l’Aïd, pour permettre aux civils de panser leurs plaies et d’évacuer les zones de combats. Le cessez-le-feu devait permettre également aux ressortissants étrangers d’être évacués. Mais, les Soudanais n’y voient pas une désescalade, ils savent que les deux camps vont se réorganiser, se réarmer, pour reprendre dès que possible leur combat à mort