Les États-Unis menacent de ne pas participer au financement des élections prévues en décembre 2026 au Soudan du Sud. Fin avril, Juba a affirmé sa détermination à tenir ces élections, les premières dans l’histoire de ce pays, indépendant depuis 2011.
Mais pour Washington, il y a des préalables : notamment la libération des prisonniers politiques et la tenue d’un dialogue avec l’opposition dans ce pays, désormais considéré par l’ONU comme au bord de la guerre civile.
C’est l’ambassadeur des États-Unis à l’ONU qui a lancé cette mise en garde. Devant le Conseil de sécurité, Mike Waltz s’est montré sceptique quant à la tenue d’élections crédibles au Soudan du Sud. Car pour Washington, pas d’élections « libres et équitables » sans tenir d’abord un véritable dialogue politique. Dialogue impossible tant que « des dirigeants clés sont emprisonnés » et notamment Riek Machar, le chef du deuxième plus grand parti, l’un des principaux signataires de l’accord de paix de 2018.
Préparatifs « inexistants »
Les États-Unis déplorent également des préparatifs « inexistants ». Or, pas question, disent-ils, que les contribuables étrangers paient pour un processus que le gouvernement sud-soudanais ne finance pas lui-même.
Pour la chercheuse Emmanuelle Veuillet, postdoctorante à l’Institut des mondes africains, les États-Unis tentent ainsi de faire pression pour pousser Juba à mettre en œuvre l’accord de paix qui posait comme préalable à une élection un nouveau recensement, et à mettre en place une loi électorale et une Constitution. Or, rien de cela n’a encore été fait.
Quel sera l’impact de la menace américaine ? La chercheuse n’exclut pas que le Soudan du Sud se tourne vers d’autres partenaires pour financer ces élections ou se contente d’un scrutin a minima, organisé « au forceps ».
Mais pour Washington, il y a des préalables : notamment la libération des prisonniers politiques et la tenue d’un dialogue avec l’opposition dans ce pays, désormais considéré par l’ONU comme au bord de la guerre civile.
C’est l’ambassadeur des États-Unis à l’ONU qui a lancé cette mise en garde. Devant le Conseil de sécurité, Mike Waltz s’est montré sceptique quant à la tenue d’élections crédibles au Soudan du Sud. Car pour Washington, pas d’élections « libres et équitables » sans tenir d’abord un véritable dialogue politique. Dialogue impossible tant que « des dirigeants clés sont emprisonnés » et notamment Riek Machar, le chef du deuxième plus grand parti, l’un des principaux signataires de l’accord de paix de 2018.
Préparatifs « inexistants »
Les États-Unis déplorent également des préparatifs « inexistants ». Or, pas question, disent-ils, que les contribuables étrangers paient pour un processus que le gouvernement sud-soudanais ne finance pas lui-même.
Pour la chercheuse Emmanuelle Veuillet, postdoctorante à l’Institut des mondes africains, les États-Unis tentent ainsi de faire pression pour pousser Juba à mettre en œuvre l’accord de paix qui posait comme préalable à une élection un nouveau recensement, et à mettre en place une loi électorale et une Constitution. Or, rien de cela n’a encore été fait.
Quel sera l’impact de la menace américaine ? La chercheuse n’exclut pas que le Soudan du Sud se tourne vers d’autres partenaires pour financer ces élections ou se contente d’un scrutin a minima, organisé « au forceps ».