Soudan: l’opposition se dit harcelée

Au Soudan, l’opposition dénonce les arrestations arbitraires des leaders politiques. Elle presse le pouvoir d’ouvrir le dialogue et de libérer les prisonniers.



Sarah Nugdallah, secrétaire générale du parti Oumma, dénonce l'arrestation d'al-Mahdi, le 18 mai 2014. AFP PHOTO/EBRAHIM HAMID
Les trois filles de Sadek al-Mahdi, leader soudanais du parti de l’opposition Oumma emprisonné depuis le 17 mai, ont été interpellées et retenues pendant plus de trois heures dans un poste de police, vendredi 13 juin, après la prière collective. Elles participaient à une marche à l’appel de plusieurs organisations de l’opposition pour réclamer la libération de leur père, ainsi que de tous les prisonniers politiques.

Sadek al-Mahdi, également chef de la confrérie islamique el-Ansar doit comparaître la semaine prochaine devant un tribunal qui doit lui signifier les charges exactes retenues contre lui. Il avait dénoncé les exactions commises, notamment au Darfour, par les troupes d’intervention rapides - les fameuses « rapid support force » - créées par les services de renseignements soudanais (NISS, National Intelligence Special Service) et révélé la présence d’éléments étrangers au sein de ces forces.

Résolution

Il faut rappeler que les Etats-Unis et la Grande-Bretagne avaient, début mai, présenté une résolution au Conseil de sécurité de l’ONU pour condamner les actions de cette force spéciale, résolution rejetée en raison de l’opposition de la Russie et de la Chine. Sadek al-Mahdi, par ses déclarations, a crédibilisé les accusations de l’ONU, ce qui a fortement déplu aux services de renseignements soudanais qui ont demandé sa mise en examen.

Malgré son emprisonnement, Sadek al-Mahdi a déclaré que son parti participerait à la Conférence du dialogue initiée par le pouvoir en vue d’engager les réformes politiques. Selon lui, les intérêts du pays priment sur sa personne.

Source : Rfi.fr
 



Dimanche 15 Juin 2014 10:40


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