Ce lundi encore, c’est vers le palais présidentiel que les manifestants ont tenté de converger à Khartoum, à l’endroit où siège le général Burhan qui dirige de facto le Soudan depuis son coup d’État. Un signe de la détermination des protestataires à ne pas céder face à répression. Car c’est là qu’ont été recensées l’essentiel des victimes tuées par balles la semaine dernière.
Pendant plusieurs heures, selon des témoins, les abords du bâtiment, ont été littéralement submergés sous les tirs de gaz lacrymogène. Des « balles réelles » ont également été tirées, selon le Comité central des médecins qui n’a de cesse de dénoncer un « usage excessif de la violence » de la part des forces de sécurité. « Le pouvoir eu peuple », « le peuple a choisi les civils » continuent de scander les manifestants à Khartoum, mais aussi dans d’autres villes du pays, à Gedaref et Port-Soudan notamment.
Les comités de résistance, véritable colonne vertébrale de la mobilisation ont également dénoncé de nombreuses arrestations dans leurs rangs au cours de rafles menées dimanche soir à la veille de la marche.
24h plus tôt déjà, Amira Osman, militante et défenseure des droits de femmes a été arrêtée à son domicile selon la secrétaire générale de son association, par une « trentaine d’hommes armés de fusils, de fouets » et « cagoulés » précise cette source.
« Un groupe d’une trentaine de personnes, appartenant aux forces de sécurité sont arrivés chez [Amira Osman] en pleine nuit. Ils ont forcé la porte de la maison, sont rentrés dans sa chambre pour la forcer à venir avec eux. Elle a insisté pour se changer, ils l’ont poussé. Ils ont brutalisé sa famille. Depuis sa famille n’a pas eu de nouvelle, les services de renseignements disent qu’ils ne l’ont pas, personne ne sait où elle se trouve. C’est une des activistes des plus connus dans le pays. »
Pendant plusieurs heures, selon des témoins, les abords du bâtiment, ont été littéralement submergés sous les tirs de gaz lacrymogène. Des « balles réelles » ont également été tirées, selon le Comité central des médecins qui n’a de cesse de dénoncer un « usage excessif de la violence » de la part des forces de sécurité. « Le pouvoir eu peuple », « le peuple a choisi les civils » continuent de scander les manifestants à Khartoum, mais aussi dans d’autres villes du pays, à Gedaref et Port-Soudan notamment.
Les comités de résistance, véritable colonne vertébrale de la mobilisation ont également dénoncé de nombreuses arrestations dans leurs rangs au cours de rafles menées dimanche soir à la veille de la marche.
24h plus tôt déjà, Amira Osman, militante et défenseure des droits de femmes a été arrêtée à son domicile selon la secrétaire générale de son association, par une « trentaine d’hommes armés de fusils, de fouets » et « cagoulés » précise cette source.
« Un groupe d’une trentaine de personnes, appartenant aux forces de sécurité sont arrivés chez [Amira Osman] en pleine nuit. Ils ont forcé la porte de la maison, sont rentrés dans sa chambre pour la forcer à venir avec eux. Elle a insisté pour se changer, ils l’ont poussé. Ils ont brutalisé sa famille. Depuis sa famille n’a pas eu de nouvelle, les services de renseignements disent qu’ils ne l’ont pas, personne ne sait où elle se trouve. C’est une des activistes des plus connus dans le pays. »