Devant le tribunal, Saliou Fall a expliqué qu’il avait contracté un prêt auprès d’une banque de la place pour construire sa maison. C’est pourquoi, il était venu au niveau du marché Khelcom de Guédiawaye pour se renseigner sur les prix du ciment, du fer et la livraison de sable pour les besoins des travaux. Alors qu’il était descendu pour parlementer avec le quincailler, Saliou Fall avait oublié l’argent dans la cabine du camion. A son retour, il trouve que les six millions FCFA, soigneusement dissimulés dans une sacoche dans la cabine, avaient disparu. Aussitôt après, il s’est rendu à la police de Wakhinane-Nimzatt pour porter plainte.
Les limiers, en menant leur enquête, ont d’abord regardé les caméras de surveillance fixées en face de la quincaillerie. Selon le plaignant, le jour des faits, il y avait beaucoup de charrettes ainsi que des cochers assis devant le magasin. Après plusieurs semaines d’investigations, un appel anonyme a informé les policiers qu’il y a un groupe de cochers qui mène un train de vie assez élevé pour ses revenus. Munis de cette information, les policiers ont fait une descente chez Dominique Mendy qui partage la même chambre que Paul Ouco Mendy.
Lors de la perquisition qu’ils y ont effectué, ils ont trouvé une carte bancaire ayant servi à faire un retrait d’un million 500 mille FCFA, un portable dans lequel il y a une vidéo qui montre les prévenus en train de faire la fête avec de la bière et beaucoup de liasses de billets de banque. Interrogé par le juge, Dominique Mendy soutient que la carte bancaire ne lui appartenait pas et que les policiers ont défoncé la valise de son colocataire Paul pour pouvoir avoir accès à cette carte. Il a nié avoir volé et même participé à un quelconque vol.
Selon son coprévenu, Paul Ouco Mendy, c’est lui-même qui est parti de son plein gré à la police pour s’enquérir de l’arrestation de Dominique. A sa grande surprise, les agents l’ont non seulement interrogé sur sa carte bancaire ainsi que les retraits, mais aussi l’ont placé en position de garde à vue. « Lorsque je suis rentré du travail, on m’a dit que les policiers avaient amené mon colocataire. C’est ainsi que je suis allé au commissariat et les enquêteurs m’ont dit que je faisais partie du gang. Ce qui n’est pas le cas », a dégagé en touche Paul Ouco Mendy.
Le procureur a requis l’application de la loi. A en croire Me Makhfouss Thioye, qui fait partie du pool des avocats de la défense, le gardien de la quincaillerie a demandé au chauffeur de fermer les portières lorsqu’il descendait du véhicule. « Saliou Fall est allé jusqu’à Keur Massar pour appeler le quincailler et lui dire qu’il a perdu le sac contenant l’argent. Cela me rend perplexe... Ces prévenus sont des jeunes qui sont dans l’informel. Alassane Sy est un « téfanke qui manipule de l’argent car il achète et revend des moutons. Il confie son argent à Paul car il le donnait au boutiquier mais ce dernier ne le lui remettait pas à temps voulu ... Les perquisitions sont encadrées par la loi. Malheureusement, les limiers ont défoncé le cadenas de la valise d’un des prévenus à son absence. Je sollicite de le renvoyer des fins de la poursuite et la restitution de la somme d’un million FCFA trouvée par devers Paul Ouco Mendy », a plaidé Me Thioye.
Pour sa part, Me Faye croit que de l’enquête préliminaire à la barre du tribunal, le jeune Paul Mendy a toujours été constant. Pas de dénégations. « Durant l’interrogatoire d’audience, j’ai été soulagé de vous entendre dire qu’on ne les a pas vus voler. On n’est plus dans la phase de l’enquête préliminaire, car aucune preuve de la culpabilité du jeune Paul n’a été apportée. Or, le droit pénal est celui de la certitude. Alassane dit que cela fait longtemps qu’il confiait son argent, fruit de la vente de ses bœufs ou moutons, à Paul. Je vous demande de le renvoyer des fins de la poursuite et de lui restituer les sommes prises sur lui. Aujourd’hui, trois personnes comparaissent pour vol de six millions. Quelles sont les preuves présentées pour inculper mes clients? Rien. La police dit qu’une source de bonne foi leur a fait savoir que des charretiers ont changé de vie. Il y a eu une vidéo, mais la police ne nous dit pas que ces trois prévenus en face de vous en font partie. Malgré son jeune âge, Paul est très organisé et les reçus de versement à la banque en attestent. Je sollicite la relaxe pure et simple » a-t-il plaidé.
Me Étienne Dione a abondé dans le même sens que ses prédécesseurs avant de solliciter la restitution des sommes trouvées par devers ses clients. Il a aussi imploré la clémence pour les prévenus en l’absence de preuves les incriminant. A l’arrivée, le tribunal a relaxé les prévenus au bénéfice du doute, rapporte Le Témoin qui a assisté à l'audience.
Les limiers, en menant leur enquête, ont d’abord regardé les caméras de surveillance fixées en face de la quincaillerie. Selon le plaignant, le jour des faits, il y avait beaucoup de charrettes ainsi que des cochers assis devant le magasin. Après plusieurs semaines d’investigations, un appel anonyme a informé les policiers qu’il y a un groupe de cochers qui mène un train de vie assez élevé pour ses revenus. Munis de cette information, les policiers ont fait une descente chez Dominique Mendy qui partage la même chambre que Paul Ouco Mendy.
Lors de la perquisition qu’ils y ont effectué, ils ont trouvé une carte bancaire ayant servi à faire un retrait d’un million 500 mille FCFA, un portable dans lequel il y a une vidéo qui montre les prévenus en train de faire la fête avec de la bière et beaucoup de liasses de billets de banque. Interrogé par le juge, Dominique Mendy soutient que la carte bancaire ne lui appartenait pas et que les policiers ont défoncé la valise de son colocataire Paul pour pouvoir avoir accès à cette carte. Il a nié avoir volé et même participé à un quelconque vol.
Selon son coprévenu, Paul Ouco Mendy, c’est lui-même qui est parti de son plein gré à la police pour s’enquérir de l’arrestation de Dominique. A sa grande surprise, les agents l’ont non seulement interrogé sur sa carte bancaire ainsi que les retraits, mais aussi l’ont placé en position de garde à vue. « Lorsque je suis rentré du travail, on m’a dit que les policiers avaient amené mon colocataire. C’est ainsi que je suis allé au commissariat et les enquêteurs m’ont dit que je faisais partie du gang. Ce qui n’est pas le cas », a dégagé en touche Paul Ouco Mendy.
Le procureur a requis l’application de la loi. A en croire Me Makhfouss Thioye, qui fait partie du pool des avocats de la défense, le gardien de la quincaillerie a demandé au chauffeur de fermer les portières lorsqu’il descendait du véhicule. « Saliou Fall est allé jusqu’à Keur Massar pour appeler le quincailler et lui dire qu’il a perdu le sac contenant l’argent. Cela me rend perplexe... Ces prévenus sont des jeunes qui sont dans l’informel. Alassane Sy est un « téfanke qui manipule de l’argent car il achète et revend des moutons. Il confie son argent à Paul car il le donnait au boutiquier mais ce dernier ne le lui remettait pas à temps voulu ... Les perquisitions sont encadrées par la loi. Malheureusement, les limiers ont défoncé le cadenas de la valise d’un des prévenus à son absence. Je sollicite de le renvoyer des fins de la poursuite et la restitution de la somme d’un million FCFA trouvée par devers Paul Ouco Mendy », a plaidé Me Thioye.
Pour sa part, Me Faye croit que de l’enquête préliminaire à la barre du tribunal, le jeune Paul Mendy a toujours été constant. Pas de dénégations. « Durant l’interrogatoire d’audience, j’ai été soulagé de vous entendre dire qu’on ne les a pas vus voler. On n’est plus dans la phase de l’enquête préliminaire, car aucune preuve de la culpabilité du jeune Paul n’a été apportée. Or, le droit pénal est celui de la certitude. Alassane dit que cela fait longtemps qu’il confiait son argent, fruit de la vente de ses bœufs ou moutons, à Paul. Je vous demande de le renvoyer des fins de la poursuite et de lui restituer les sommes prises sur lui. Aujourd’hui, trois personnes comparaissent pour vol de six millions. Quelles sont les preuves présentées pour inculper mes clients? Rien. La police dit qu’une source de bonne foi leur a fait savoir que des charretiers ont changé de vie. Il y a eu une vidéo, mais la police ne nous dit pas que ces trois prévenus en face de vous en font partie. Malgré son jeune âge, Paul est très organisé et les reçus de versement à la banque en attestent. Je sollicite la relaxe pure et simple » a-t-il plaidé.
Me Étienne Dione a abondé dans le même sens que ses prédécesseurs avant de solliciter la restitution des sommes trouvées par devers ses clients. Il a aussi imploré la clémence pour les prévenus en l’absence de preuves les incriminant. A l’arrivée, le tribunal a relaxé les prévenus au bénéfice du doute, rapporte Le Témoin qui a assisté à l'audience.