La souveraineté énergétique du Sénégal repose sur une stratégie nationale plus inclusive et des chaînes de valeur fortement intégrées. C'est la position défendue ce mardi à Dakar par le président du Conseil national du patronat (CNP), Baidy Agne, lors de l'ouverture d'un atelier national consacré à l'investissement local dans les opérations pétro-gazières.
S'adressant aux opérateurs économiques nationaux, le patron du CNP a plaidé pour une présence massive des capitaux locaux sur l'ensemble de la chaîne industrielle, de l'exploration à la pétrochimie en passant par le raffinage et le transport. Il a toutefois invité les chefs d'entreprise à une introspection lucide face à l'immensité des capitaux requis pour des projets d'envergure comme Yakaar-Teranga.
Selon Baidy Agne, le secteur privé national doit mesurer ses réelles capacités financières sans compter exclusivement sur le secteur bancaire. Il estime que si les acteurs locaux ne disposent pas des moyens nécessaires pour réaliser certains investissements, l'État doit recourir à l'investissement direct étranger pour garantir la création d'emplois et la croissance.
Le président du patronat a également soulevé des préoccupations d'ordre juridique et contractuel. Il réclame à l'État des garanties fermes sur la question des expropriations et exige une transparence totale lors des négociations directes avec les compagnies internationales pour éviter l'éviction des entreprises locales.
Regrettant ce qu'il qualifie de recul, le patron du CNP a vivement critiqué le récent appel d'offres international lancé par le FONSIS pour une centrale électrique de 500 mégawatts, regrettant l'absence de critères de discrimination positive au profit du tissu industriel national.
Baidy Agne a enfin renvoyé le secteur privé à ses propres responsabilités, dénonçant les querelles corporatistes internes. Il a averti que la contestation systématique entre acteurs locaux lors de l'attribution des marchés constitue un frein majeur à l'émergence de champions nationaux et à l'efficacité du contenu local.
S'adressant aux opérateurs économiques nationaux, le patron du CNP a plaidé pour une présence massive des capitaux locaux sur l'ensemble de la chaîne industrielle, de l'exploration à la pétrochimie en passant par le raffinage et le transport. Il a toutefois invité les chefs d'entreprise à une introspection lucide face à l'immensité des capitaux requis pour des projets d'envergure comme Yakaar-Teranga.
Selon Baidy Agne, le secteur privé national doit mesurer ses réelles capacités financières sans compter exclusivement sur le secteur bancaire. Il estime que si les acteurs locaux ne disposent pas des moyens nécessaires pour réaliser certains investissements, l'État doit recourir à l'investissement direct étranger pour garantir la création d'emplois et la croissance.
Le président du patronat a également soulevé des préoccupations d'ordre juridique et contractuel. Il réclame à l'État des garanties fermes sur la question des expropriations et exige une transparence totale lors des négociations directes avec les compagnies internationales pour éviter l'éviction des entreprises locales.
Regrettant ce qu'il qualifie de recul, le patron du CNP a vivement critiqué le récent appel d'offres international lancé par le FONSIS pour une centrale électrique de 500 mégawatts, regrettant l'absence de critères de discrimination positive au profit du tissu industriel national.
Baidy Agne a enfin renvoyé le secteur privé à ses propres responsabilités, dénonçant les querelles corporatistes internes. Il a averti que la contestation systématique entre acteurs locaux lors de l'attribution des marchés constitue un frein majeur à l'émergence de champions nationaux et à l'efficacité du contenu local.