À l’occasion de la célébration de la Journée mondiale sans tabac, la présidente de la Société sénégalaise de pneumologie, le professeur Yacine Fall, a appelé les autorités à rendre les traitements de sevrage tabagique plus accessibles afin d’améliorer la prise en charge des personnes dépendantes à la nicotine.
Intervenant lors de cette journée placée sous le thème « Démasquer l’attrait – contrer l’addiction à la nicotine et au tabac », la pneumologue a estimé que la lutte contre le tabac ne peut se limiter à la prévention et à la répression.
« Le tabagisme n’est pas un simple défaut d’habitude. C’est une addiction pédiatrique qui commence trop souvent dès l’adolescence. C’est un piège redoutable tendu à notre jeunesse par une industrie du tabac cynique, qui voit en nos enfants ses consommateurs de demain », a déclaré Mme Fall.
Selon elle, le tabagisme demeure l’une des principales causes de maladies respiratoires graves telles que le cancer du poumon, la broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO) et les insuffisances respiratoires chroniques.
La spécialiste a également mis en garde contre les difficultés auxquelles sont confrontés les fumeurs souhaitant arrêter la cigarette. « Lorsque le fumeur tente de s’arrêter par la seule force de sa volonté, il se heurte à un mur : le syndrome de sevrage. Une anxiété massive, une irritabilité sévère, des insomnies, une dépression transitoire et une pulsion obsédante à fumer. La seule volonté ne suffit pas », a-t-elle expliqué.
S’appuyant sur les données scientifiques internationales, elle a rappelé que les chances de succès d’un arrêt durable sans accompagnement médical restent extrêmement faibles. « Sans aide médicale, le taux de réussite d’une tentative d’arrêt à long terme ne dépasse pas 3 à 5 %. C’est un échec quasi systématique. Ce n’est pas un manque de courage de la part du patient, c’est une défaite de notre système de prise en charge médicale », a-t-elle soutenu.
Pr Fall a, par ailleurs, déploré la saturation des services de pneumologie par des pathologies liées au tabac. « Nos services sont remplis de maladies entièrement évitables : cancers du poumon, BPCO, insuffisances respiratoires chroniques. Voilà le vrai visage du tabac au Sénégal. Derrière la fumée éphémère d’une cigarette ou d’une chicha, il y a la réalité durable de la maladie et de la mort », a-t-elle insisté.
Tout en reconnaissant l’importance des campagnes de sensibilisation et de l’interdiction de fumer dans les lieux publics, elle estime que ces mesures demeurent insuffisantes pour traiter la dépendance à la nicotine. « Sans aide médicale, les chances d’un arrêt définitif du tabac restent très faibles », a-t-elle souligné, mettant en avant l’efficacité des substituts nicotiniques comme les patchs, les gommes et les comprimés à sucer.
Regrettant que ces traitements soient peu disponibles dans les structures publiques de santé et souvent coûteux dans les pharmacies privées, la présidente de la Société sénégalaise de pneumologie a dénoncé une « injustice thérapeutique ».
D'après l'APS, au nom de son organisation, elle a demandé l’inscription des substituts nicotiniques sur la liste nationale des médicaments essentiels, leur subvention par l’État ainsi que la décentralisation des consultations de sevrage tabagique à travers la formation des professionnels de santé sur l’ensemble du territoire.
Intervenant lors de cette journée placée sous le thème « Démasquer l’attrait – contrer l’addiction à la nicotine et au tabac », la pneumologue a estimé que la lutte contre le tabac ne peut se limiter à la prévention et à la répression.
« Le tabagisme n’est pas un simple défaut d’habitude. C’est une addiction pédiatrique qui commence trop souvent dès l’adolescence. C’est un piège redoutable tendu à notre jeunesse par une industrie du tabac cynique, qui voit en nos enfants ses consommateurs de demain », a déclaré Mme Fall.
Selon elle, le tabagisme demeure l’une des principales causes de maladies respiratoires graves telles que le cancer du poumon, la broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO) et les insuffisances respiratoires chroniques.
La spécialiste a également mis en garde contre les difficultés auxquelles sont confrontés les fumeurs souhaitant arrêter la cigarette. « Lorsque le fumeur tente de s’arrêter par la seule force de sa volonté, il se heurte à un mur : le syndrome de sevrage. Une anxiété massive, une irritabilité sévère, des insomnies, une dépression transitoire et une pulsion obsédante à fumer. La seule volonté ne suffit pas », a-t-elle expliqué.
S’appuyant sur les données scientifiques internationales, elle a rappelé que les chances de succès d’un arrêt durable sans accompagnement médical restent extrêmement faibles. « Sans aide médicale, le taux de réussite d’une tentative d’arrêt à long terme ne dépasse pas 3 à 5 %. C’est un échec quasi systématique. Ce n’est pas un manque de courage de la part du patient, c’est une défaite de notre système de prise en charge médicale », a-t-elle soutenu.
Pr Fall a, par ailleurs, déploré la saturation des services de pneumologie par des pathologies liées au tabac. « Nos services sont remplis de maladies entièrement évitables : cancers du poumon, BPCO, insuffisances respiratoires chroniques. Voilà le vrai visage du tabac au Sénégal. Derrière la fumée éphémère d’une cigarette ou d’une chicha, il y a la réalité durable de la maladie et de la mort », a-t-elle insisté.
Tout en reconnaissant l’importance des campagnes de sensibilisation et de l’interdiction de fumer dans les lieux publics, elle estime que ces mesures demeurent insuffisantes pour traiter la dépendance à la nicotine. « Sans aide médicale, les chances d’un arrêt définitif du tabac restent très faibles », a-t-elle souligné, mettant en avant l’efficacité des substituts nicotiniques comme les patchs, les gommes et les comprimés à sucer.
Regrettant que ces traitements soient peu disponibles dans les structures publiques de santé et souvent coûteux dans les pharmacies privées, la présidente de la Société sénégalaise de pneumologie a dénoncé une « injustice thérapeutique ».
D'après l'APS, au nom de son organisation, elle a demandé l’inscription des substituts nicotiniques sur la liste nationale des médicaments essentiels, leur subvention par l’État ainsi que la décentralisation des consultations de sevrage tabagique à travers la formation des professionnels de santé sur l’ensemble du territoire.