Tanor Dieng sur le discours de Wade : "Il n’a aucune espèce de valeur pour les Sénégalais"



Le Secrétaire général du parti socialiste n’a rien trouvé d’intéressant dans le discours servi aux Sénégalais hier.
«Le discours de Abdoulaye Wade n’a discours n'a aucune espèce de valeur pour le peuple sénégalais qui le connaît», a tranché net Ousmane Tanor Dieng.
Selon lui, Me Wade a prononcé deux discours différents. "Ce que Wade a dit en Ouolof (langue nationale) est totalement différent de ce qu'il a tenu en français", a-t-il remarqué avant de relever, au micro de lma Rfm (privée) les énormes erreurs de l’auteur du discours.
«A la fin de son discours en français, il indique qu'il a le droit de se dédire et que les promesses n'engagent que ce qui y croient», a-t-il noté. «Il y a aussi une erreur énorme qu'il a faite parce que comparer son 1/4 bloquant pour être élu et le 1/4 de Senghor (ancien président), c'est totalement différent. Lorsqu'il s'agit de Senghor, ce qu'on disait, c'était qu’il fallait avoir plus de 50% et dans ces 50%, il faut 25 % des inscrits», rectifie le chef de file des socialistes.

Sur les élections anticipées évoquées par le président Wade, Tanor Dieng rappellera que si tel devait être le cas, il reviendrait au président du Sénat de les organiser. «Lorsqu'il parle d'élections anticipées, il doit savoir que pour qu'il y ait une élection anticipée, il doit d’abord démissionner pour laisser le président du Sénat organiser les élections.

Par ailleurs il estime qu’il n’y a aucun sérieux dans l’appel au dialogue de Me Wade. «Sur le dialogue, tout ce qu'il dit n'est pas très sérieux. Il sait très bien que lui et moi, lorsqu'on organisait le dialogue politique sous Diouf (ancien président), ça ne se passe pas dans la place publique», indique avant de relever qu’il n’est pas surpris par le discours de Wade. « Je ne suis pas surpris de ce discours de Wade. Je n'en attendais pas grand-chose», conclut-il.
A noter qu'à travers ce discours Me Wade se prononce publiquement pour la première fois après les journées chaudes des 23 et 27 juin derniers contre l'électricité et la réforme constitutionnelle.

Charles Thialice SENGHOR

Vendredi 15 Juillet 2011 10:33


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