En Tanzanie, l’État de droit continue d’être de plus en plus restreint. La victime, cette fois-ci, est une figure du barreau tanzanien, Boniface Mwabukusi. L’avocat et président de TLS, l’ordre des avocats du Tanganyka, est accusé d’avoir remis en question les charges de trahison envers le chef de l’opposition, Tundu Lissu, emprisonné depuis un an et demi.
Les accusations qui pèsent sur Boniface Mwabukusi ne sont pas passées inaperçues en Tanzanie. L’avocat, très respecté, a été accusé d’avoir pris position concernant le procès pour trahison du chef de l’opposition, Tundu Lissu, emprisonné depuis avril 2025.
« Il a la responsabilité tant juridique que sociale de s’exprimer »
Les faits datent de mai, lorsque l’avocat a remis en question les poursuites contre le chef de l’opposition dans un discours à l’Assemblée générale de l’Ordre des avocats. Sans mentionner explicitement les passages incriminés, l’organisme judiciaire chargé de la discipline des avocats devra juger si Boniface Mwabukusi a violé une règle : celle interdisant aux avocats de commenter une affaire en cours.
Une accusation rejetée lors d’une conférence de presse par Jebra Kambole, avocat tanzanien : « En tant que dirigeant démocratiquement élu, le président Mwabukusi a la responsabilité, tant juridique que sociale, de s’exprimer lorsque les principes fondamentaux de la Nation sont ébranlés. Nous sommes consternés de constater que les institutions juridiques chargées de protéger les droits sont au contraire utilisées pour museler la liberté d’expression et intimider les dirigeants qui défendent la vérité. »
Risque de radiation du barreau
L’affaire fait grand bruit au-delà des frontières tanzaniennes. À la suite de ces accusations, un communiqué conjoint de plusieurs associations de défense des avocats en Afrique de l’Est et en Afrique subsaharienne a montré sa solidarité avec Boniface Mwabukusi. Ce dernier risque une radiation définitive du barreau tanzanien.
Les accusations qui pèsent sur Boniface Mwabukusi ne sont pas passées inaperçues en Tanzanie. L’avocat, très respecté, a été accusé d’avoir pris position concernant le procès pour trahison du chef de l’opposition, Tundu Lissu, emprisonné depuis avril 2025.
« Il a la responsabilité tant juridique que sociale de s’exprimer »
Les faits datent de mai, lorsque l’avocat a remis en question les poursuites contre le chef de l’opposition dans un discours à l’Assemblée générale de l’Ordre des avocats. Sans mentionner explicitement les passages incriminés, l’organisme judiciaire chargé de la discipline des avocats devra juger si Boniface Mwabukusi a violé une règle : celle interdisant aux avocats de commenter une affaire en cours.
Une accusation rejetée lors d’une conférence de presse par Jebra Kambole, avocat tanzanien : « En tant que dirigeant démocratiquement élu, le président Mwabukusi a la responsabilité, tant juridique que sociale, de s’exprimer lorsque les principes fondamentaux de la Nation sont ébranlés. Nous sommes consternés de constater que les institutions juridiques chargées de protéger les droits sont au contraire utilisées pour museler la liberté d’expression et intimider les dirigeants qui défendent la vérité. »
Risque de radiation du barreau
L’affaire fait grand bruit au-delà des frontières tanzaniennes. À la suite de ces accusations, un communiqué conjoint de plusieurs associations de défense des avocats en Afrique de l’Est et en Afrique subsaharienne a montré sa solidarité avec Boniface Mwabukusi. Ce dernier risque une radiation définitive du barreau tanzanien.