« Si tu bouges, on t’abat d’une balle dans la tête ». Le témoignage d’Abou Loum, chauffeur sénégalais victime d’une attaque armée à Tasseret, au Mali, illustre la montée de l’insécurité sur l’axe routier Mali-Sénégal. Dans la nuit de l’attaque, des hommes lourdement armés ont incendié deux camions de marchandises après avoir dépouillé leurs conducteurs.
Selon le chauffeur, les faits se sont produits alors que plusieurs routiers avaient stationné leurs véhicules pour passer la nuit dans la localité de Tasseret. Son camion transportait plus de 2 000 cartons de boissons haut de gamme destinées au marché malien, pour une valeur estimée à plusieurs dizaines de millions de francs CFA.
« La nuit tombait et le ciel menaçait de pluie. Certains chauffeurs préparaient à manger, d’autres se reposaient. Moi, je m’apprêtais à aller me doucher après une longue journée de route », raconte-t-il.
Le calme a été brutalement interrompu par l’arrivée d’une trentaine d’hommes armés circulant à moto. « Ils sont sortis de la brousse, cagoulés, armés de Kalachnikovs. Ils ont immédiatement encerclé la zone », explique Abou Loum dans les colonnes de L’Observateur.
Pris de panique, plusieurs chauffeurs ont réussi à fuir vers un village voisin. D’autres, dont Abou Loum, ont été immobilisés par les assaillants. « Ils nous ont ordonné de nous coucher face contre terre sous la menace de leurs armes. Ils parlaient en puular », précise-t-il.
Le chauffeur affirme avoir ensuite été contraint d’ouvrir son camion. Les assaillants auraient fouillé la cabine avant d’emporter ses documents d’identité, son argent, son sac et la carte grise du véhicule.
Lorsqu’il a tenté de récupérer ses effets personnels, il dit avoir été directement menacé de mort. « L’un d’eux m’a dit : Si tu bouges, on t’abat d’une balle dans la tête », rapporte-t-il. Selon son récit, un autre homme armé aurait même proposé de lui tirer dessus avant qu’un de ses complices ne lui ordonne finalement de quitter les lieux.
Abou Loum affirme avoir fui en abandonnant toutes ses affaires. Quelques instants plus tard, les assaillants auraient incendié son camion ainsi qu’un second véhicule transportant du fer. « Tout est parti en fumée sous nos yeux. Rien n’a pu être sauvé », déplore-t-il.
Encore sous le choc, le chauffeur estime que les transporteurs évoluant entre le Sénégal et le Mali travaillent désormais dans une peur permanente. « Travailler sur cet axe aujourd’hui, c’est jouer sa vie à pile ou face à chaque voyage », confie-t-il.
Bloqués et sans ressources après l’attaque, les chauffeurs disent attendre une amélioration de la situation sécuritaire pour reprendre la route. « Même si on me donnait un autre camion demain, je serais incapable d’y retourner. Les dangers sont partout. Mais nous n’avons pas d’autre moyen de nourrir nos familles », conclut Abou Loum.
Selon le chauffeur, les faits se sont produits alors que plusieurs routiers avaient stationné leurs véhicules pour passer la nuit dans la localité de Tasseret. Son camion transportait plus de 2 000 cartons de boissons haut de gamme destinées au marché malien, pour une valeur estimée à plusieurs dizaines de millions de francs CFA.
« La nuit tombait et le ciel menaçait de pluie. Certains chauffeurs préparaient à manger, d’autres se reposaient. Moi, je m’apprêtais à aller me doucher après une longue journée de route », raconte-t-il.
Le calme a été brutalement interrompu par l’arrivée d’une trentaine d’hommes armés circulant à moto. « Ils sont sortis de la brousse, cagoulés, armés de Kalachnikovs. Ils ont immédiatement encerclé la zone », explique Abou Loum dans les colonnes de L’Observateur.
Pris de panique, plusieurs chauffeurs ont réussi à fuir vers un village voisin. D’autres, dont Abou Loum, ont été immobilisés par les assaillants. « Ils nous ont ordonné de nous coucher face contre terre sous la menace de leurs armes. Ils parlaient en puular », précise-t-il.
Le chauffeur affirme avoir ensuite été contraint d’ouvrir son camion. Les assaillants auraient fouillé la cabine avant d’emporter ses documents d’identité, son argent, son sac et la carte grise du véhicule.
Lorsqu’il a tenté de récupérer ses effets personnels, il dit avoir été directement menacé de mort. « L’un d’eux m’a dit : Si tu bouges, on t’abat d’une balle dans la tête », rapporte-t-il. Selon son récit, un autre homme armé aurait même proposé de lui tirer dessus avant qu’un de ses complices ne lui ordonne finalement de quitter les lieux.
Abou Loum affirme avoir fui en abandonnant toutes ses affaires. Quelques instants plus tard, les assaillants auraient incendié son camion ainsi qu’un second véhicule transportant du fer. « Tout est parti en fumée sous nos yeux. Rien n’a pu être sauvé », déplore-t-il.
Encore sous le choc, le chauffeur estime que les transporteurs évoluant entre le Sénégal et le Mali travaillent désormais dans une peur permanente. « Travailler sur cet axe aujourd’hui, c’est jouer sa vie à pile ou face à chaque voyage », confie-t-il.
Bloqués et sans ressources après l’attaque, les chauffeurs disent attendre une amélioration de la situation sécuritaire pour reprendre la route. « Même si on me donnait un autre camion demain, je serais incapable d’y retourner. Les dangers sont partout. Mais nous n’avons pas d’autre moyen de nourrir nos familles », conclut Abou Loum.