À l'origine du conflit, un étang où un éleveur de la communauté Kreda est venu faire abreuver son bétail, dans la zone de Koula. S'en est suivie une dispute entre cet éleveur et un agriculteur de la région, membre des Kouka.
La dispute prend alors une tournure sérieuse lorsque l'éleveur sort son arme et tire sur le pied de l'agriculteur, ce qui déclenche alors une fusillade entre les deux communautés. 25 personnes sont tuées et 22 sont blessées puis transportées à l'hôpital de Ngoura.
Ces conflits ne sont pas récents, mais de plus en plus meurtriers. En cause, la circulation des armes, explique le Dr. Yamingué Betinbaye, politologue spécialiste des conflits au Tchad : « Le fait que des personnes civiles détiennent des armes de guerre, parfois ça leur donne déjà un certain ascendant dans les conflits. Et cela les met en confiance lorsque des affrontements éclatent. Donc, chacun va mobiliser les armes qui sont à sa disposition, ce qui amplifie très rapidement les conflits et ce qui aggrave aussi les bilans. »
Selon Bourdjolbo Tchoubida, docteur en sciences politiques, spécialiste du Tchad, la circulation des armes s'explique aussi par les connexions entre certains éleveurs et les milieux militaires : « Il y a un type d'élevage au Tchad où les autorités administratives et militaires qui sont envoyées dans les zones reculées se mettent à faire de l'élevage. Donc, ils acquièrent des quantités énormes de bétail et ils donnent ça à disposition des bouviers. Et ces bouviers sont armés. »
L'utilisation du téléphone portable accélère la mobilisation des communautés : des proches peuvent converger à moto depuis des localités situées jusqu'à 100 kilomètres pour prendre part aux affrontements.
La dispute prend alors une tournure sérieuse lorsque l'éleveur sort son arme et tire sur le pied de l'agriculteur, ce qui déclenche alors une fusillade entre les deux communautés. 25 personnes sont tuées et 22 sont blessées puis transportées à l'hôpital de Ngoura.
Ces conflits ne sont pas récents, mais de plus en plus meurtriers. En cause, la circulation des armes, explique le Dr. Yamingué Betinbaye, politologue spécialiste des conflits au Tchad : « Le fait que des personnes civiles détiennent des armes de guerre, parfois ça leur donne déjà un certain ascendant dans les conflits. Et cela les met en confiance lorsque des affrontements éclatent. Donc, chacun va mobiliser les armes qui sont à sa disposition, ce qui amplifie très rapidement les conflits et ce qui aggrave aussi les bilans. »
Selon Bourdjolbo Tchoubida, docteur en sciences politiques, spécialiste du Tchad, la circulation des armes s'explique aussi par les connexions entre certains éleveurs et les milieux militaires : « Il y a un type d'élevage au Tchad où les autorités administratives et militaires qui sont envoyées dans les zones reculées se mettent à faire de l'élevage. Donc, ils acquièrent des quantités énormes de bétail et ils donnent ça à disposition des bouviers. Et ces bouviers sont armés. »
L'utilisation du téléphone portable accélère la mobilisation des communautés : des proches peuvent converger à moto depuis des localités situées jusqu'à 100 kilomètres pour prendre part aux affrontements.