Tchad: indignation des catholiques après l’agression d’un prêtre par des militaires

Mercredi 3 novembre, le curé de la paroisse Bienheureux-Isidore-Bakandja dans le 9ème arrondissement, a été agressé par des militaires. Dans une note rendue publique, l’archevêque de la capitale, monseigneur Edmond Djitangar parle d'intolérance et de mépris. Depuis, d'autres corporations et associations catholiques ont réagi. Dans un communiqué du 10 novembre, l'Union des cadres chrétiens du Tchad condamne cette agression et dénonce le silence du gouvernement.



Avec ses nombreux arbres, la cour de la paroisse de Walia-Goré semble paisible. Mais sur les bancs, la colère des fidèles ne retombe pas. Trois pick-up de militaires ont fait irruption à la paroisse il y a quelques jours. Le père Madou explique qu'il leur a demandé leur ordre de mission, mais le ton est monté. Il a sorti son téléphone pour filmer la scène, et s'est fait plaquer au sol et frappé au visage.
 
Des excuses présentées
L'agression a fait réagir l’archevêque de N'Djamena. Monseigneur Edmond Djitangar dénonce « les comportements de mépris de certains compatriotes vis-à-vis de la religion des autres », dit-il.
 
« C'est un acte barbare » pour l'Union des cadres chrétiens du Tchad. Plutôt « un incident fâcheux » pour le gouvernement qui explique que les militaires ne savaient pas qu'ils étaient dans une paroisse et affirme que le chef du détachement des militaires a depuis présenté ses excuses.
 
Aucune plainte n'a été déposée pour le moment. Les autorités mettent en garde contre toute instrumentalisation de cet incident qui pourrait, selon elles, mettre à mal la paix au Tchad.

RFI

Jeudi 11 Novembre 2021 09:12


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