Thiès : cinq individus interpellés dans un réseau clandestin d’eau en sachet à Médina Fall



La Brigade de recherches de Thiès a démantelé, le 16 avril 2026 vers 10 heures, un réseau clandestin de fabrication d’eau en sachet dans le quartier de Médina Fall. Cinq individus, identifiés sous les initiales A. Niang, E.D. Dieng, G. Fall, S.M. Fall et E.D. Diouf, ont été interpellés. Les mis en causes ont été déférés au parquet le 20 avril, avant de bénéficier d’un retour de parquet.


Selon les éléments de l’enquête, les mis en cause exploitaient plusieurs unités de production commercialisant des marques telles que « Eau Bébé Ami », « Jaalibatou », « Amara », « Eau Diara » et « Eau Guera ». L’enquête a mis en évidence un système fondé sur l’usage d’autorisations administratives irrégulières, parfois achetées, parfois exploitées sans droit.


D’après les informations recueillis, A. Niang aurait acquis une autorisation contre 400 000 FCFA, tout en commercialisant une autre marque non autorisée. De son côté, E.D. Dieng affirme exploiter une marque cédée sans transaction financière, dans le cadre d’un accord de partage de revenus. S.M. Fall et G. Fall auraient également obtenu leurs autorisations auprès de tiers, moyennant paiement, tandis que E.D. Diouf déclare avoir acquis à la fois une autorisation et un matériel de production pour un montant estimé à 1 600 000 FCFA.


Les investigations ont révélé que plusieurs suspects utilisaient des codes d’autorisation appartenant à des entreprises évoluant dans d’autres secteurs d’activité, en modifiant les marques pour écouler leurs produits. Les enquêteurs ont également mis en lumière l’existence de circuits parallèles pour la fabrication d’emballages. Par ailleurs, plusieurs unités fonctionnaient sans certificat de salubrité. Certaines installations étaient aménagées à domicile, dans des conditions jugées non conformes aux normes en vigueur.


Au terme de l’enquête, des indices concordants ont été réunis contre les cinq mis en cause. Désormais Ils sont poursuivis pour faux et usage de faux dans des documents administratifs, ainsi que pour mise en danger de la vie d’autrui, conformément aux dispositions de l’articles 137 et 307 bis alinéa 2 du Code pénal. L’enquête se poursuivit

Néné Diakité(stagiaire)

Mardi 21 Avril 2026 18:43


Dans la même rubrique :