Thiès: il surprend sa belle-sœur mineure dans son sommeil et la viole



Poursuivi pour « viol et pédophilie », D. D. Diop est accusé d'avoir entretenu des rapports sexuels non consentis avec A. Fall, sa belle-soeur âgée seulement de 16 ans. Cette dernière avait quitté Sébikotane pour aller aider sa sœur dans ses tâches ménagères. Arrivée chez sa sœur, le beau-frère de celle-ci, âgé d'une trentaine d'années, a décidé de lui céder sa chambre pour aller dormir dans le salon. 

Quelques jours plus tard, le mis en cause a tenté d'entretenir des rapports sexuels avec elle. A. Fall s'est réveillée et a menacé de crier fort. Son bourreau qui n’a pas lâché l’affaire est revenu poser les mêmes actes. L’Observateur confie que dans la nuit du 15 au 16 septembre 2020, D. D. Diop a encore surpris A. Fall dans sa chambre. Cette fois-ci, il a réussi à la contraindre à entretenir des relations sexuelles par force. Mal-en-point, la jeune fille a quitté nuitamment le domicile pour rentrer à Sébikotane à l'insu de sa sœur qui s'est mise à sa recherche. 

Elle appelle alors ses parents qui l'informent que A. Fall est arrivée à la maison, les yeux enflés. Par la suite elle a révélé que D. D. Diop l'a violée. Ses parents qui avaient du mal à y croire l’ont conduit à l'hôpital où le gynécologue a produit un certificat médical attestant une perte de l'hymen. Aussitôt ils se sont rendus au commissariat de Diourbel déposer un plainte pour viol et pédophilie.

Jugé en première instance par la Chambre criminelle de Diourbel le 15 avril 2022 et condamné à 6 ans de prison ferme, il a interjeté appel contre ce verdict pour être jugé à nouveau, le 26 décembre 2023, par la Cour d'appel de Thiès. Devant la barre, D. D. Diop a nié les accusations et a affirmé qu'il considérait la jeune fille comme sa sœur. 

Des propos balayés par la plaignante qui a soutenu que son bourreau l'a agressée sexuellement à deux reprises. Revenant sur la deuxième fois, elle a déclaré : « Cette nuit, j'étais souffrante. J'avais mes règles. J'ai senti quelqu'un caresser mes parties intimes et quand je me suis réveillée, j'ai vu que c'était encore lui. Il m'a neutralisée puis enlevé mon slip. II m'a imposé sa force pour me pénétrer. »

L'avocat général a requis la confirmation du jugement rendu en première instance. L'affaire sera vidée le 26 mars 2024.


Jeudi 28 Décembre 2023 09:01


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