Des exploitants forestiers et vendeurs de charbon de bois ont tenu « Assemblée générale d’indignation » ce lundi à Thiès pour contester les réformes engagées dans leur secteur sans « concertation préalable ».
Réunis en sit-in, ils ont dénoncé leur mise à l'écart dans le processus de réforme des coopératives d'exploitants forestiers entamé il y a un mois. Abdoulaye Sall, président de l'Union nationale des coopératives d'exploitants forestiers, s'est fait le porte-parole de cette colère en qualifiant la démarche des autorités d'inopportune. Selon lui, « l'État ne peut restructurer un secteur aussi stratégique sans inclure les trois maillons essentiels que sont la production, la commercialisation et les acteurs de base répartis entre Kaolack, Thiès et d'autres régions ».
Face à ce qu’ils estiment comme étant un manque de considération, les exploitants exigent une « suspension immédiate des réformes en cours ». Ils interpellent directement le gouvernement pour que le processus soit stoppé jusqu'à ce que des moyens de concertation réels soient mis en place. Pour ces plaignants, « l'État doit se soucier de l'impact social de telles décisions sur les milliers de familles qui dépendent de la vente de charbon de bois. Ils plaident pour une approche inclusive où chaque acteur, des bases locales aux instances nationales, aura son mot à dire sur l'avenir de la profession ».
Les exploitants ont tiré à boulet rouge sur les actuels dirigeants de certaines coopératives. Ils accusent les « anciens » de refuser systématiquement le renouvellement des instances de décision. Certains responsables seraient en poste depuis plus de quinze, voire trente ans, empêchant toute formalisation des nouveaux acteurs et bloquant l'accès à la base. Cette situation de blocage est jugée « anormale » par les manifestants qui voient en cela un frein majeur à la modernisation de leur activité.
Les exploitants forestiers ont lancé un appel pressant au ministre de l’Environnement. Ils lui demandent de rectifier le tir en corrigeant la démarche actuelle. Pour relever les défis écologiques et économiques du secteur, ils ont estimé que « l'implication de tous les acteurs est la seule voie possible ». Ils ont aussi prévenu que la réussite de toute réforme passera nécessairement par une transparence totale et une démocratisation des instances de gestion de la filière forestière au Sénégal.
Réunis en sit-in, ils ont dénoncé leur mise à l'écart dans le processus de réforme des coopératives d'exploitants forestiers entamé il y a un mois. Abdoulaye Sall, président de l'Union nationale des coopératives d'exploitants forestiers, s'est fait le porte-parole de cette colère en qualifiant la démarche des autorités d'inopportune. Selon lui, « l'État ne peut restructurer un secteur aussi stratégique sans inclure les trois maillons essentiels que sont la production, la commercialisation et les acteurs de base répartis entre Kaolack, Thiès et d'autres régions ».
Face à ce qu’ils estiment comme étant un manque de considération, les exploitants exigent une « suspension immédiate des réformes en cours ». Ils interpellent directement le gouvernement pour que le processus soit stoppé jusqu'à ce que des moyens de concertation réels soient mis en place. Pour ces plaignants, « l'État doit se soucier de l'impact social de telles décisions sur les milliers de familles qui dépendent de la vente de charbon de bois. Ils plaident pour une approche inclusive où chaque acteur, des bases locales aux instances nationales, aura son mot à dire sur l'avenir de la profession ».
Les exploitants ont tiré à boulet rouge sur les actuels dirigeants de certaines coopératives. Ils accusent les « anciens » de refuser systématiquement le renouvellement des instances de décision. Certains responsables seraient en poste depuis plus de quinze, voire trente ans, empêchant toute formalisation des nouveaux acteurs et bloquant l'accès à la base. Cette situation de blocage est jugée « anormale » par les manifestants qui voient en cela un frein majeur à la modernisation de leur activité.
Les exploitants forestiers ont lancé un appel pressant au ministre de l’Environnement. Ils lui demandent de rectifier le tir en corrigeant la démarche actuelle. Pour relever les défis écologiques et économiques du secteur, ils ont estimé que « l'implication de tous les acteurs est la seule voie possible ». Ils ont aussi prévenu que la réussite de toute réforme passera nécessairement par une transparence totale et une démocratisation des instances de gestion de la filière forestière au Sénégal.