Les soldats fédéraux avaient quitté leur base de Mekele aux alentours de 16 heures ce lundi et avec eux, les membres de l’administration provisoire mise en place par Addis-Abeba.
Les communications ont été coupées. Les téléphones satellites des organisations humanitaires ont même été confisqués par les soldats éthiopiens. Mekele est donc une nouvelle fois coupée du monde. Un vent de panique s’est d’abord emparé de la ville, assurent des sources humanitaires, avec notamment de nombreux pillages.
Ensuite, en début de soirée, les forces tigréennes ont investi la ville. Des cris de joie et des feux d’artifice ont été entendus à Mekele.
Un cessez-le-feu a été demandé par l'administration provisoire qui a donc elle aussi battu en retraite. Officiellement, les responsables régionaux appellent à un cessez-le-feu pour permettre aux agriculteurs de labourer et à l’aide humanitaire de circuler.
« Afin que les agriculteurs puissent cultiver paisiblement, que l'aide humanitaire puisse être distribuée en dehors de toute activité militaire, que les forces résiduelles du TPLF puissent reprendre le chemin de la paix (...), un cessez-le-feu unilatéral et inconditionnel a été décrété à compter d'aujourd'hui, 28 juin, jusqu'à la fin de la saison des cultures », a annoncé le gouvernement éthiopien dans son communiqué.
Le Conseil de sécurité de l'ONU pourrait se réunir vendredi
Mais ce cessez-le-feu a été refusé à de nombreuses reprises par les différents acteurs du conflit. Tout porte à croire que c’est cette nouvelle configuration militaire qui a poussé le gouvernement éthiopien à envisager des négociations. À Addis-Abeba, certaines ambassades occidentales ont été contactées pour préparer des négociations sur un éventuel cessez-le-feu.
Dans la foulée de ces évènements, les États-Unis, l'Irlande et le Royaume-Uni ont demandé une réunion d'urgence publique du Conseil de sécurité de l'ONU sur le Tigré, ont confié des sources diplomatiques à l'AFP. Cette réunion pourrait se tenir vendredi. Il revient à la France, présidente en exercice du Conseil de sécurité en juillet, de fixer sa date et son heure précises.
Enfin, l'Unicef accuse l'armée éthiopienne d'avoir détruit lundi au Tigré ses équipements. « Des membres des Forces de défense nationale éthiopiennes sont entrés aujourd'hui dans notre bureau à Mekele, dans le Tigré, en Éthiopie, et ont démantelé notre équipement satellitaire VSAT », a affirmé le Fonds des Nations unies pour l'enfance.
Les communications ont été coupées. Les téléphones satellites des organisations humanitaires ont même été confisqués par les soldats éthiopiens. Mekele est donc une nouvelle fois coupée du monde. Un vent de panique s’est d’abord emparé de la ville, assurent des sources humanitaires, avec notamment de nombreux pillages.
Ensuite, en début de soirée, les forces tigréennes ont investi la ville. Des cris de joie et des feux d’artifice ont été entendus à Mekele.
Un cessez-le-feu a été demandé par l'administration provisoire qui a donc elle aussi battu en retraite. Officiellement, les responsables régionaux appellent à un cessez-le-feu pour permettre aux agriculteurs de labourer et à l’aide humanitaire de circuler.
« Afin que les agriculteurs puissent cultiver paisiblement, que l'aide humanitaire puisse être distribuée en dehors de toute activité militaire, que les forces résiduelles du TPLF puissent reprendre le chemin de la paix (...), un cessez-le-feu unilatéral et inconditionnel a été décrété à compter d'aujourd'hui, 28 juin, jusqu'à la fin de la saison des cultures », a annoncé le gouvernement éthiopien dans son communiqué.
Le Conseil de sécurité de l'ONU pourrait se réunir vendredi
Mais ce cessez-le-feu a été refusé à de nombreuses reprises par les différents acteurs du conflit. Tout porte à croire que c’est cette nouvelle configuration militaire qui a poussé le gouvernement éthiopien à envisager des négociations. À Addis-Abeba, certaines ambassades occidentales ont été contactées pour préparer des négociations sur un éventuel cessez-le-feu.
Dans la foulée de ces évènements, les États-Unis, l'Irlande et le Royaume-Uni ont demandé une réunion d'urgence publique du Conseil de sécurité de l'ONU sur le Tigré, ont confié des sources diplomatiques à l'AFP. Cette réunion pourrait se tenir vendredi. Il revient à la France, présidente en exercice du Conseil de sécurité en juillet, de fixer sa date et son heure précises.
Enfin, l'Unicef accuse l'armée éthiopienne d'avoir détruit lundi au Tigré ses équipements. « Des membres des Forces de défense nationale éthiopiennes sont entrés aujourd'hui dans notre bureau à Mekele, dans le Tigré, en Éthiopie, et ont démantelé notre équipement satellitaire VSAT », a affirmé le Fonds des Nations unies pour l'enfance.