Touba : une violente dispute entre coépouses fait un blessé grave



Le Commissariat d’arrondissement de Ndamatou, à Touba, a procédé, le 20 janvier 2026, à l’arrestation d’une femme pour coups et blessures volontaires ayant entraîné une incapacité temporaire de travail (ITT) de 45 jours. Selon la Police nationale, l’intervention fait suite à une plainte déposée par la victime.
 
Les faits se sont déroulés le 18 janvier 2026. D’après les éléments de l’enquête, la mise en cause serait montée à l’étage de son domicile, prétextant vouloir nettoyer le salon attenant à l’appartement de sa coépouse, une tâche qu’elle n’avait pourtant jamais effectuée auparavant.
 
Priée de quitter les lieux, elle aurait opposé un refus catégorique. Alors que la victime descendait vers le rez-de-chaussée, elle aurait été attaquée à l’aide d’une lame de bistouri. L’agression lui a causé deux lacérations, l’une à la joue droite et l’autre à l’oreille gauche, rapporte la Police.
 
Entendue par les enquêteurs, la mise en cause a reconnu les faits, tout en affirmant avoir été agressée en premier par sa coépouse, qui, selon elle, tenait une lame de rasoir. Elle soutient avoir été blessée aux doigts lors de l’altercation. À son tour, elle a déposé une plainte, accompagnée d’un certificat médical faisant état d’une ITT de 30 jours, susceptible d’être prolongée, délivré par son chef de service.
 
Interrogé, ce dernier a expliqué que cette durée s’expliquait par le fait que la mise en cause est affectée au service de chirurgie, un poste nécessitant un usage constant des mains, lesquelles ont été suturées.
 
Cependant, les contre-expertises médicales réalisées aux hôpitaux de Ndamatou et de Matlaboul Fawzeyni ont conclu à des incapacités respectives de 7 et 12 jours.
 
Entendue une seconde fois, la mise en cause n’a pas été en mesure d’indiquer où elle aurait abandonné la lame utilisée et a exprimé des regrets quant à son geste. De son côté, le médecin a maintenu ses déclarations, précisant s’être appuyé sur les informations recueillies lors de la prise en charge de la patiente aux urgences, données accessibles via le logiciel interne du service.
 
À l’issue de l’enquête préliminaire, la mise en cause a été placée en garde à vue.

Moussa Ndongo

Lundi 26 Janvier 2026 17:13


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