Toxi-infection alimentaire collective (TIAC) : 604 cas recensés, la gouverneure de Louga renforce les mesures de prévention



La flambée de syndromes digestifs aigus se poursuit dans le district sanitaire de Kébémer, où 604 cas ont été recensés, dont trois patients hospitalisés, selon le dernier bilan du ministère de la Santé publié le 7 novembre 2026 à 10 h 30.  Face à cette situation, la gouverneure de Louga, Ndèye Nguénar Mbodj, appelle au renforcement des contrôles sanitaires et des mesures de prévention.

Dans une circulaire adressée aux autorités administratives, la gouverneure indique que le district sanitaire de Kébémer enregistre, depuis le lundi 2 novembre, plusieurs cas de syndrome digestif aigu dont l’origine n’est pas encore déterminée.

Les patients présentent plusieurs symptômes, notamment des vomissements, des douleurs abdominales, des céphalées, des nausées, des diarrhées et de la fièvre, précise le document.

Selon la circulaire, les investigations se poursuivent pour déterminer les causes de cet épisode de maladie diarrhéique.

 Mme Mbodj demande par ailleurs, aux autorités administratives de prendre, sans délai et en collaboration avec les services compétents, toutes les dispositions nécessaires pour prévenir tout risque de propagation dans leurs circonscriptions respectives.

Elle préconise notamment une vigilance accrue dans le contrôle des conditions de conservation et de commercialisation des denrées alimentaires, la surveillance de la qualité de l’eau destinée à la consommation humaine ainsi que le respect des règles d’hygiène dans les lieux de restauration et de vente de produits alimentaires.

La gouverneure invite également les services concernés, notamment la gendarmerie, les sapeurs-pompiers, la police, la douane, le service d’hygiène, les services de santé, du commerce et de l’hydraulique, ainsi que la SEN’EAU et les inspections de l’éducation et de la formation, à conjuguer leurs efforts dans la prévention.

Elle a, par ailleurs, demandé le renforcement de la vigilance et du suivi de la situation sanitaire, en étroite collaboration avec les districts sanitaires, et la notification de tout cas suspect signalé dans les circonscriptions administratives.

 L’origine de cet épisode qui évoque une toxi-infection alimentaire collective (TIAC) et qui a fait 56 nouveaux cas depuis le vendredi 6 novembre, reste encore inconnue.

Les investigations se poursuivent pour identifier l’origine de cet épisode sanitaire. Des prélèvements ont été effectués sur les malades, l’eau et les aliments, puis transmis à plusieurs laboratoires, dont l’Institut Pasteur de Dakar et le LANAC. Les premières analyses de l’eau n’ont révélé aucun facteur contaminant significatif. À ce stade, aucune cause précise n’a été confirmée, selon l'APS.

Fatime Gueye

Dimanche 8 Novembre 2026 13:23


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