Le Sénégal et la Norvège passent à la vitesse supérieure. Huit mois après la signature d'un accord majeur dans le cadre de l’Accord de Paris, les deux nations se sont retrouvées à Dakar pour transformer les engagements en actions concrètes. Intitulée « Norway–Senegal Green Transition Connect », cette rencontre a réuni experts, décideurs publics et partenaires financiers autour d’un défi commun : réussir une transition énergétique pragmatique et inclusive.
L’expertise norvégienne au service du "modèle sénégalais"
Pour l’ambassadeur de Norvège à Dakar, Knut Langeland, ce partenariat est le fruit d’une coopération qui s'est intensifiée ces dernières années. La Norvège, leader mondial de la mobilité électrique (plus de 90 % des véhicules vendus) et pionnière dans la gestion des ressources marines, souhaite partager son savoir-faire.
« Nous avons beaucoup d'expérience dans le domaine du gaz et du pétrole que nous aimons partager avec le Sénégal. Il s’agit de la gestion du secteur, mais aussi de celle des revenus », a souligné le diplomate. Il a également rappelé le potentiel immense du Sénégal dans le solaire et l'éolien, des secteurs où les entreprises norvégiennes sont déjà prêtes à intervenir pour la construction et la maintenance des parcs.
Le gaz comme levier de transition
Le Dr Khadim Bamba Diagne, Secrétaire Permanent du COS-PÉTROGAZ, a porté la voix d'une stratégie sénégalaise souveraine et réfléchie. Selon lui, la transition ne doit pas être une « rupture brutale », mais un processus maîtrisé reposant sur trois piliers : la valorisation responsable du gaz naturel (projets Grand Tortue Ahmeyim et Yakaar-Teranga), l’accélération des énergies renouvelables et une gouvernance transparente.
« Le gaz naturel constitue pour notre pays une énergie de transition essentielle. Il nous permettra de réduire notre dépendance aux combustibles lourds et d’accompagner l’industrialisation », a-t-il expliqué. L’objectif est clair : utiliser le gaz pour « switcher » vers un système énergétique plus propre tout en garantissant l'accès universel à l'électricité.
Protéger l'écosystème et les générations futures
Au-delà des chiffres de production, l’aspect environnemental et social a dominé les échanges. Le Secrétaire Permanent du COS-PÉTROGAZ a insisté sur le rôle crucial du ministère de l'Environnement, qui agit comme un régulateur nécessaire face aux ambitions industrielles.
« On ne peut pas développer un secteur pétrolier et gazier en ignorant les effets sur l’écosystème », a prévenu le Dr Diagne. Évoquant ses racines léboues (communauté établie sur la presqu'île de Dakar et Rufisque) et l'importance vitale de la pêche pour les populations les plus vulnérables, il a plaidé pour une exploitation offshore qui ne sacrifie pas le secteur primaire.
L'idée de durabilité dépasse le simple cadre financier. Si le Sénégal a mis en place un fonds intergénérationnel, les autorités rappellent qu'un environnement sain est le premier héritage à léguer aux enfants. « L'environnement n'est pas un héritage, c'est quelque chose que nous devons garder pour nos enfants », a-t-il rappelé avec force.
Un effort collectif pour une économie verte
Ce séminaire a réaffirmé que la transition verte du Sénégal sera le fruit d'une synergie entre l'État, le secteur privé et les partenaires internationaux. En s'inspirant du modèle norvégien, référence mondiale en matière de gestion rigoureuse des revenus et d'investissement dans les technologies propres, le Sénégal compte transformer ses ressources naturelles en de véritables leviers de développement durable, tout en restant un acteur respecté de la lutte mondiale contre le changement climatique.
L’expertise norvégienne au service du "modèle sénégalais"
Pour l’ambassadeur de Norvège à Dakar, Knut Langeland, ce partenariat est le fruit d’une coopération qui s'est intensifiée ces dernières années. La Norvège, leader mondial de la mobilité électrique (plus de 90 % des véhicules vendus) et pionnière dans la gestion des ressources marines, souhaite partager son savoir-faire.
« Nous avons beaucoup d'expérience dans le domaine du gaz et du pétrole que nous aimons partager avec le Sénégal. Il s’agit de la gestion du secteur, mais aussi de celle des revenus », a souligné le diplomate. Il a également rappelé le potentiel immense du Sénégal dans le solaire et l'éolien, des secteurs où les entreprises norvégiennes sont déjà prêtes à intervenir pour la construction et la maintenance des parcs.
Le gaz comme levier de transition
Le Dr Khadim Bamba Diagne, Secrétaire Permanent du COS-PÉTROGAZ, a porté la voix d'une stratégie sénégalaise souveraine et réfléchie. Selon lui, la transition ne doit pas être une « rupture brutale », mais un processus maîtrisé reposant sur trois piliers : la valorisation responsable du gaz naturel (projets Grand Tortue Ahmeyim et Yakaar-Teranga), l’accélération des énergies renouvelables et une gouvernance transparente.
« Le gaz naturel constitue pour notre pays une énergie de transition essentielle. Il nous permettra de réduire notre dépendance aux combustibles lourds et d’accompagner l’industrialisation », a-t-il expliqué. L’objectif est clair : utiliser le gaz pour « switcher » vers un système énergétique plus propre tout en garantissant l'accès universel à l'électricité.
Protéger l'écosystème et les générations futures
Au-delà des chiffres de production, l’aspect environnemental et social a dominé les échanges. Le Secrétaire Permanent du COS-PÉTROGAZ a insisté sur le rôle crucial du ministère de l'Environnement, qui agit comme un régulateur nécessaire face aux ambitions industrielles.
« On ne peut pas développer un secteur pétrolier et gazier en ignorant les effets sur l’écosystème », a prévenu le Dr Diagne. Évoquant ses racines léboues (communauté établie sur la presqu'île de Dakar et Rufisque) et l'importance vitale de la pêche pour les populations les plus vulnérables, il a plaidé pour une exploitation offshore qui ne sacrifie pas le secteur primaire.
L'idée de durabilité dépasse le simple cadre financier. Si le Sénégal a mis en place un fonds intergénérationnel, les autorités rappellent qu'un environnement sain est le premier héritage à léguer aux enfants. « L'environnement n'est pas un héritage, c'est quelque chose que nous devons garder pour nos enfants », a-t-il rappelé avec force.
Un effort collectif pour une économie verte
Ce séminaire a réaffirmé que la transition verte du Sénégal sera le fruit d'une synergie entre l'État, le secteur privé et les partenaires internationaux. En s'inspirant du modèle norvégien, référence mondiale en matière de gestion rigoureuse des revenus et d'investissement dans les technologies propres, le Sénégal compte transformer ses ressources naturelles en de véritables leviers de développement durable, tout en restant un acteur respecté de la lutte mondiale contre le changement climatique.