Aujourd’hui, les revenus issus du pétrole représentent plus de 40 % des recettes de 17 pays à travers le monde. Mais ce chiffre monte jusqu’à 70 % pour l’Irak et atteint 90 % pour la Libye. Avec la transition énergétique, et la baisse de la consommation de pétrole, le chiffre d’affaires de certains États va donc chuter rapidement à partir de 2030.
Selon les experts d’ E3G (lire le rapport), l’Algérie connaîtra une baisse de 87 % de ses revenus et le Nigeria de plus de 60 %. « Le régime en place à Alger a été capable longtemps d'acheter la paix sociale grâce aux pétrodollars. On sent bien aujourd'hui que ce n'est plus tellement l'ambiance. Mais si effectivement les besoins en pétrole mondiaux déclinent, alors qu'est ce qu'il va advenir de tous ces régimes, en particulier sur le continent africain, qui sont de bout en bout tributaires des pétrodollars? », alerte Mathieu Auzanneau, expert en géopolitique du pétrole, qui n’a pas participé à l’étude.
Les chercheurs exhortent donc les gouvernements et les institutions comme la banque mondiale et le FMI, à aider les États les plus touchés par cette baisse de revenus. Sans cela préviennent-ils c’est tout le contrat social de ces mêmes pays qui sera remis en question, avec à la clef des économies en berne, une dette en forte hausse et des populations contraintes à l’exode.
Il faut donc agir rapidement concluent les experts en précisant que ralentir la sortie du pétrole serait encore plus préjudiciable.
Selon les experts d’ E3G (lire le rapport), l’Algérie connaîtra une baisse de 87 % de ses revenus et le Nigeria de plus de 60 %. « Le régime en place à Alger a été capable longtemps d'acheter la paix sociale grâce aux pétrodollars. On sent bien aujourd'hui que ce n'est plus tellement l'ambiance. Mais si effectivement les besoins en pétrole mondiaux déclinent, alors qu'est ce qu'il va advenir de tous ces régimes, en particulier sur le continent africain, qui sont de bout en bout tributaires des pétrodollars? », alerte Mathieu Auzanneau, expert en géopolitique du pétrole, qui n’a pas participé à l’étude.
Les chercheurs exhortent donc les gouvernements et les institutions comme la banque mondiale et le FMI, à aider les États les plus touchés par cette baisse de revenus. Sans cela préviennent-ils c’est tout le contrat social de ces mêmes pays qui sera remis en question, avec à la clef des économies en berne, une dette en forte hausse et des populations contraintes à l’exode.
Il faut donc agir rapidement concluent les experts en précisant que ralentir la sortie du pétrole serait encore plus préjudiciable.