Tribunal de Dakar: licencié, un chauffeur sabote les freins du véhicule de sa patronne pour se venger



Moussa Fall, un mécanicien, a été condamné à 6 mois de prison dont 3 mois ferme pour avoir saboté le système de freinage et faire crever les pneus du véhicule de son ex patronne. Cette dernière qui l’avait engagé comme chauffeur, l’a licencié 24 heures après. Pour se venger d’elle, il passe à l’acte 6 mois après son licenciement. 

Les faits remontent au 28 décembre dernier. La plaignante et son fils de 3 ans ont failli trépasser après un accident. En première lieu, rapporte L’Observateur, une plainte contre X a été déposée. Mais avec la perspicacité des enquêteurs, Moussa a été très vite démasqué, puis arrêté. 

La partie civile qui revient sur les faits, déclare que c’était un dimanche matin. De très bonne heure, elle avait, depuis son balcon, aperçu un groupe de jeunes faire « un set settal ». Donc, elle a jugé nécessaire de déplacer sa voiture. Une fois dehors, elle reconnaît son ex-chauffeur dans la mêlée et échange avec lui quelques civilités. 

Vers 20 heures, Moussa lui envoie un message WhatsApp pour lui dire qu’elle peut ramener sa voiture devant chez elle, vu qu’ils ont fini de nettoyer. Le lendemain, elle se rend au travail avec son fils de 3 ans qu’elle devait déposer à son école. Au volant, elle constate un dysfonctionnement du frein à main en démarrant sa voiture (…). 

A peine quelques mètres de route, elle ne parvenait ni à ralentir ni à stopper la voiture. Prise de panique, elle perd le contrôle, mais parvient quand même à éteindre le moteur. 

Très en colère, elle appelle le concessionnaire de véhicule pour se plaindre. Mais à sa grande surprise, le service qui avait repris le véhicule pour une visite technique, l’informe que le système de freinage est endommagé.

A sa descente, elle s’en ouvre au propriétaire de l’atelier de couture, établi dans la même rue, ce dernier lui révèle avoir vu, ce jour-là,  Moussa s’affairer à plusieurs reprises autour de sa voiture. 

Convoqué, Moussa a nié les faits. Quelques jours après son audition, Moussa était passé, avec les membres de sa famille, pour demander pardon à la dame, arguant que c’était une erreur. Même si la partie civile a fini par se désister, les policiers l’ont arrêté. 

Devant le juge, Moussa tente de clamer son innocence. Face à la détermination du juge qui menaçait de l’infliger une peine salée, il démord et passe aux aveux. 

 « C’est moi qui l’ai fait, mais je ne sais pas ce qui m’a pris, je regrette », a-t-il confié. Il a été condamné à 6 mois de prison dont 3 mois ferme et une amende de 250.000 F Cfa.


Vendredi 14 Janvier 2022 10:45


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