En Tunisie, les saisies de drogues en tout genre font la Une quotidienne des médias, notamment avec une hausse des saisies de cocaïne. Au total, 101 kilos saisis au cours des neuf premiers mois de 2026 contre 94 kilos en 2025 et 33 kilos en 2024, selon les chiffres de la douane tunisienne. Cette hausse est due en partie à la recrudescence du trafic avec la frontière libyenne selon les autorités. Sur le plan local, ce trafic se traduit aussi par une disponibilité de nombreuses substances sur le marché local et une augmentation de la consommation de stupéfiants chez les jeunes.
La Tunisie n’est plus seulement un pays de transit mais aussi un pays de stockage et de distribution des drogues selon les autorités tunisiennes et un rapport onusien sur les dynamiques du trafic de drogue en Libye et en Afrique du Nord. Un phénomène de plus en plus inquiétant pour le personnel de santé. Faouzi Zribi est chargé de projet au sein de l’association ATL association de lutte contre les MST et le sida et la prévention de la toxicomanie Sfax dans l’est du pays : « Nous avons remarqué une augmentation globale et un rajeunissement du public touché. »
Précocité
« Les statistiques nationales et nos observations de terrain confirment une tendance particulièrement inquiétante, dit-il encore. Selon le rapport de l’Instance nationale de lutte contre le trafic de drogues, environ 33% des jeunes Tunisiens âgées de 15 à 35 ans ont déjà expérimenté la drogue au moins une fois et 60% des personnes dépendantes sont âgées entre 18 et 35 ans donc le phénomène touche des tranches d’âge de plus en plus précoces et en milieu scolaire. »
Insidieux
La consommation de cannabis, psychotropes ou encore l’ecstasy, la prégabaline (médicament normalement indiqué dans le traitement du trouble anxieux généralisé, ndlr) et la cocaïne s'est banalisée même dans les milieux les plus défavorisés. Il y a une mutation des réseaux de distribution, signale Faouzi Zribi : « Les réseaux de trafic ne ciblent plus seulement les espaces nocturnes marginaux, ils opèrent de manière insidieuse aux bords ou à l’intérieur des établissements éducatifs et via les réseaux sociaux. »
La prise en charge sociale et sanitaire de la toxicomanie reste largement sous-développée en Tunisie. Il n’existe que dix-huit centres publics de désintoxication dans le pays.
La Tunisie n’est plus seulement un pays de transit mais aussi un pays de stockage et de distribution des drogues selon les autorités tunisiennes et un rapport onusien sur les dynamiques du trafic de drogue en Libye et en Afrique du Nord. Un phénomène de plus en plus inquiétant pour le personnel de santé. Faouzi Zribi est chargé de projet au sein de l’association ATL association de lutte contre les MST et le sida et la prévention de la toxicomanie Sfax dans l’est du pays : « Nous avons remarqué une augmentation globale et un rajeunissement du public touché. »
Précocité
« Les statistiques nationales et nos observations de terrain confirment une tendance particulièrement inquiétante, dit-il encore. Selon le rapport de l’Instance nationale de lutte contre le trafic de drogues, environ 33% des jeunes Tunisiens âgées de 15 à 35 ans ont déjà expérimenté la drogue au moins une fois et 60% des personnes dépendantes sont âgées entre 18 et 35 ans donc le phénomène touche des tranches d’âge de plus en plus précoces et en milieu scolaire. »
Insidieux
La consommation de cannabis, psychotropes ou encore l’ecstasy, la prégabaline (médicament normalement indiqué dans le traitement du trouble anxieux généralisé, ndlr) et la cocaïne s'est banalisée même dans les milieux les plus défavorisés. Il y a une mutation des réseaux de distribution, signale Faouzi Zribi : « Les réseaux de trafic ne ciblent plus seulement les espaces nocturnes marginaux, ils opèrent de manière insidieuse aux bords ou à l’intérieur des établissements éducatifs et via les réseaux sociaux. »
La prise en charge sociale et sanitaire de la toxicomanie reste largement sous-développée en Tunisie. Il n’existe que dix-huit centres publics de désintoxication dans le pays.