Il aura malheureusement fallu cette agression, et une étudiante congolaise dans le coma, pour provoquer cette déclaration forte du Premier ministre. C'est ce que pense Saadia Mosbah, militante antiracisme et fondatrice de l'association M'nemty. Malgré tout, elle est satisfaite de la promesse de Youssef Chahed : « C'est une bonne chose qu'il en parle aujourd'hui, parce que, venant de la société civile toute seule, les doléances ne peuvent pas arriver. C'est la reconnaissance officielle de l'Etat tunisien que la discrimination raciale et que le racisme existent, et qu'ils sont prêts à se battre et à mettre toute en oeuvre pour éradiquer ça. »
« Il était vraiment temps »
Basile, un étudiant camerounais qui préfère ne pas donner son vrai nom, est membre d'une association d'étudiants subsahariens. Il est soulagé : « Il était vraiment temps que quelque chose soit fait, parce que la situation est vraiment en train de s'aggraver et elle nuit d'une certaine manière à l'image de la Tunisie. »
Si le texte est adopté dans les prochains mois, les discriminations raciales seront reconnues par la loi tunisienne, et le racisme sera un facteur aggravant en cas de crime, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui.
« Il était vraiment temps »
Basile, un étudiant camerounais qui préfère ne pas donner son vrai nom, est membre d'une association d'étudiants subsahariens. Il est soulagé : « Il était vraiment temps que quelque chose soit fait, parce que la situation est vraiment en train de s'aggraver et elle nuit d'une certaine manière à l'image de la Tunisie. »
Si le texte est adopté dans les prochains mois, les discriminations raciales seront reconnues par la loi tunisienne, et le racisme sera un facteur aggravant en cas de crime, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui.