Le rassemblement, à l'appel de l'opposition et interdit officiellement en raison du Covid, entendait commémorer également le onzième anniversaire de la chute du régime de l'ex-président Ben Ali.
Notre confrère et collègue Mathieu Galtier, qui est aussi le correspondant de plusieurs médias français, a été violemment frappé à terre par plusieurs policiers. Ils lui ont arraché son téléphone et sa carte de presse, qui lui ont été restitués plus tard.
En revanche, la carte mémoire de son téléphone sur laquelle étaient enregistrées les images vidéo de la manifestation et de la répression policière a disparu. Mathieu Galtier s'est vu prescrire 15 jours de repos par un médecin qui a constaté une blessure au front.
« Pas des pratiques isolées »
Plusieurs ONG ont réagi à ces violences. C'est le cas notamment de l'association des correspondants étrangers en Afrique du Nord et du Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux.
« Nous condamnons fermement cette agression policière envers le correspondant ici à Tunis. Nous avons demandé l’ouverture d’une enquête au sein du ministère de l’Intérieur. Ces pratiques ne sont pas des pratiques isolées, affirme Alaa Talbi, l’un des dirigeants du Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux, joint par RFI.
Ce n’est pas le premier journaliste qui a été agressé, et ce qui s’est passé hier confirme encore une fois que le système policier ou l’État policier gouvernent toujours en Tunisie, même dix ans après la révolution. On est toujours dans les mêmes pratiques, on est toujours dans le non-respect des droits de l’homme, dans le non-respect du droit à des manifestations et nous sommes aussi dans le fait surtout que l’on n’est pas en train d’aider les journalistes à dévoiler la vérité et à faire leur travail. »
Notre confrère et collègue Mathieu Galtier, qui est aussi le correspondant de plusieurs médias français, a été violemment frappé à terre par plusieurs policiers. Ils lui ont arraché son téléphone et sa carte de presse, qui lui ont été restitués plus tard.
En revanche, la carte mémoire de son téléphone sur laquelle étaient enregistrées les images vidéo de la manifestation et de la répression policière a disparu. Mathieu Galtier s'est vu prescrire 15 jours de repos par un médecin qui a constaté une blessure au front.
« Pas des pratiques isolées »
Plusieurs ONG ont réagi à ces violences. C'est le cas notamment de l'association des correspondants étrangers en Afrique du Nord et du Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux.
« Nous condamnons fermement cette agression policière envers le correspondant ici à Tunis. Nous avons demandé l’ouverture d’une enquête au sein du ministère de l’Intérieur. Ces pratiques ne sont pas des pratiques isolées, affirme Alaa Talbi, l’un des dirigeants du Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux, joint par RFI.
Ce n’est pas le premier journaliste qui a été agressé, et ce qui s’est passé hier confirme encore une fois que le système policier ou l’État policier gouvernent toujours en Tunisie, même dix ans après la révolution. On est toujours dans les mêmes pratiques, on est toujours dans le non-respect des droits de l’homme, dans le non-respect du droit à des manifestations et nous sommes aussi dans le fait surtout que l’on n’est pas en train d’aider les journalistes à dévoiler la vérité et à faire leur travail. »