Joâo Lourenço, l’Angolais et président sortant de l’Union, n’y est pas allé avec le dos de la cuillère. Ancien militaire, régulièrement venu à la politique par une élection démocratique, qui mieux que lui pour réciter aux nouveaux convertis, l’égrégore de la nouvelle fraternité qu’ils viennent d’intégrer.
Cependant, à bien considérer, le discours totémique s’adressait sans doute à d’autres, ceux qui pourraient être tentés, sachant qu’au bout et après des simulacres d’élections, ils pourraient intégrer le syndicat. Arracher le graal ! Aux audacieux, dit-on, la chance sourit, mais il ne faut jamais laisser longtemps l’échelle sur le mur, pour éviter de faire des émules. C’est le sens, me semble t-il de la rodomontade de João Lourenço, qui avec les autres chefs d’État africains, exprime une inquiétude face à ce qui est en train de s’installer comme un fléau. Les putschs militaires dont on ne sait plus comment se prémunir. Il est difficile de l’expliquer autrement, puisque l’Union africaine a observé les élections qui ont blanchi les putschs des nouveaux impétrants. Les rapports qu’elle en a faits sont préférablement accommodants, nonobstant les mentions du non-respect caractérisé des droits humains et des droits électoraux des Guinéens et des Gabonais. Les scrutins ont été validés, comme respectant les standards en la matière. Tacitement un certificat de conformité démocratique.
Qu’est-ce qui a pu se passer entretemps ?
Dans la grande cour africaine d’Addis-Abeba, la rodomontade est gratuite et l’action plutôt difficile. L’ancien président du Tchad, Idriss Déby Itno, l’avait rappelé, avec dérision : « Nous parlons toujours trop, (…) mais nous n’agissons pas assez et parfois pas du tout », c’était en janvier 2016, au 26e sommet de l’UA.
Le président João Lourenço, président sortant de l’Union et le président de la Commission, Mahmoud Ali Youssouf en se coordonnant avec des éléments de langage pour accueillir Doumbouya et Oligui n’innovent pas, mais rappellent ce qui est dans les textes. La mission fondamentale du Conseil de paix et sécurité, c’est justement de veiller à une « (…) tolérance, zéro pour les changements de pouvoir anticonstitutionnels ».
Qu’est-ce qui a sonné le réveil à ce 39e sommet ?
On ne peut pas hélas parler de réveil ! Il n’y a pas eu de résolution contre les blanchiments démocratiques des coups d’État. Le Conseil de paix et sécurité n’ayant pas les moyens d’opérationnaliser sa « force prépositionnée ». Elle a même contribué, depuis 2023, à affaiblir la Cédéao, sa plus dynamique commission économique régionale, qui aurait pu lui servir de fer de lance. En refusant son soutien à l’action militaire de la Cédéao contre le putschiste Abdourahamane Tiani et surtout en s’empressant, au grand dam d’Abuja, de prendre acte du changement anticonstitutionnel survenu à Niamey, le Conseil de paix et sécurité avait manqué de flair et l’occasion inédite de faire un exemple.
Dès lors, il a refermé la porte sur le loup, déjà dans la bergerie. Le pire, c’est que le loup n’est pas seul. Il y est avec un allié qui a un plan, déjà prêt, « la confédération de l’Indépendance » avec des juntes russo-africaines qui devraient remplacer partout, ces « mauvaises démocraties », animées par les valets locaux de l’impérialisme occidental, comme a pu le révéler, dans une de ses enquêtes, Forbidden Stories.
Cependant, à bien considérer, le discours totémique s’adressait sans doute à d’autres, ceux qui pourraient être tentés, sachant qu’au bout et après des simulacres d’élections, ils pourraient intégrer le syndicat. Arracher le graal ! Aux audacieux, dit-on, la chance sourit, mais il ne faut jamais laisser longtemps l’échelle sur le mur, pour éviter de faire des émules. C’est le sens, me semble t-il de la rodomontade de João Lourenço, qui avec les autres chefs d’État africains, exprime une inquiétude face à ce qui est en train de s’installer comme un fléau. Les putschs militaires dont on ne sait plus comment se prémunir. Il est difficile de l’expliquer autrement, puisque l’Union africaine a observé les élections qui ont blanchi les putschs des nouveaux impétrants. Les rapports qu’elle en a faits sont préférablement accommodants, nonobstant les mentions du non-respect caractérisé des droits humains et des droits électoraux des Guinéens et des Gabonais. Les scrutins ont été validés, comme respectant les standards en la matière. Tacitement un certificat de conformité démocratique.
Qu’est-ce qui a pu se passer entretemps ?
Dans la grande cour africaine d’Addis-Abeba, la rodomontade est gratuite et l’action plutôt difficile. L’ancien président du Tchad, Idriss Déby Itno, l’avait rappelé, avec dérision : « Nous parlons toujours trop, (…) mais nous n’agissons pas assez et parfois pas du tout », c’était en janvier 2016, au 26e sommet de l’UA.
Le président João Lourenço, président sortant de l’Union et le président de la Commission, Mahmoud Ali Youssouf en se coordonnant avec des éléments de langage pour accueillir Doumbouya et Oligui n’innovent pas, mais rappellent ce qui est dans les textes. La mission fondamentale du Conseil de paix et sécurité, c’est justement de veiller à une « (…) tolérance, zéro pour les changements de pouvoir anticonstitutionnels ».
Qu’est-ce qui a sonné le réveil à ce 39e sommet ?
On ne peut pas hélas parler de réveil ! Il n’y a pas eu de résolution contre les blanchiments démocratiques des coups d’État. Le Conseil de paix et sécurité n’ayant pas les moyens d’opérationnaliser sa « force prépositionnée ». Elle a même contribué, depuis 2023, à affaiblir la Cédéao, sa plus dynamique commission économique régionale, qui aurait pu lui servir de fer de lance. En refusant son soutien à l’action militaire de la Cédéao contre le putschiste Abdourahamane Tiani et surtout en s’empressant, au grand dam d’Abuja, de prendre acte du changement anticonstitutionnel survenu à Niamey, le Conseil de paix et sécurité avait manqué de flair et l’occasion inédite de faire un exemple.
Dès lors, il a refermé la porte sur le loup, déjà dans la bergerie. Le pire, c’est que le loup n’est pas seul. Il y est avec un allié qui a un plan, déjà prêt, « la confédération de l’Indépendance » avec des juntes russo-africaines qui devraient remplacer partout, ces « mauvaises démocraties », animées par les valets locaux de l’impérialisme occidental, comme a pu le révéler, dans une de ses enquêtes, Forbidden Stories.