Le président du Conseil des ministres de l’UEMOA, Aboubacar Nacanabo, a exhorté les États membres à transformer l'Union en un espace d'anticipation « lucide et audacieux » face aux crises mondiales. S'exprimant ce vendredi à Dakar lors de l'ouverture de la première session ordinaire de l'année 2026, il a insisté sur la nécessité pour l'organisation de choisir son destin plutôt que de subir les mutations géopolitiques et économiques actuelles.
Il a dirigé les travaux de cette session inaugurale regroupant le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée-Bissau, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo. Le ministre a dressé un bilan de l'année 2025, marquée par une croissance mondiale stable de 3,3 % et une inflation en net recul à 4,1 %. Il a surtout martelé que l'UEMOA doit désormais anticiper les transitions énergétique et numérique pour rester compétitive.
L'instance s'est réunie pour définir les orientations stratégiques de l'année 2026. Elle a acté que l'Union ne peut plus évoluer au rythme des incertitudes passées. Les ministres ont analysé les défis spécifiques au Sahel et à l'Afrique de l'Ouest, notamment l'insécurité et les chocs climatiques, tout en surveillant les tensions au Moyen-Orient qui pèsent sur la conjoncture régionale.
L'institution a validé des perspectives économiques jugées « encourageantes », tout en maintenant un niveau de vigilance élevé. L'objectif fixé pour 2026 est de renforcer la résilience des huit États membres face à la recomposition des alliances mondiales et aux pressions inflationnistes persistantes.