« Nous n'excluons pas une telle possibilité (...). C'est-à-dire, nous ne pouvons pas exclure le mois d'octobre », a déclaré Dmitri Peskov, cité par l'AFP, évoquant la reprise de négociations trilatérales sur le règlement du conflit en Ukraine face à des journalistes russes. Les efforts diplomatiques sous médiation américaine pour mettre fin à l'offensive à pleine échelle de la Russie en Ukraine se sont interrompus avec l'éclatement de la guerre au Moyen-Orient en février 2026. Mais ont repris avec la visite le week-end dernier des envoyés spéciaux du président Donald Trump, Jared Kushner et Steve Witkoff, à Moscou puis - pour la toute première fois - à Kiev.
Interrogé sur cette visite, M. Kushner a déclaré, vendredi 11 septembre, en visioconférence lors du forum Yalta European Strategy à Kiev qu'il espérait « pouvoir annoncer dans quelques semaines quelles seront les prochaines étapes ». Le président ukrainien Volodymyr Zelensky, de son côté, avait dit, mardi 8 septembre, tabler sur une reprise dès septembre des pourparlers entre Kiev, Moscou et Washington pour tenter de mettre fin à plus de quatre ans et demi de conflit. Les cycles précédents de pourparlers entre Moscou et Kiev n'ont abouti qu'à des échanges de corps et de prisonniers. Les discussions bloquent notamment sur la question des territoires partiellement sous occupation russe dont le Kremlin revendique l'annexion.
Nouvelles frappes
Un drone russe a frappé, dimanche, un train à destination de Varsovie à deux kilomètres de la frontière polonaise en Ukraine, sans faire de victimes, ont annoncé Varsovie et Kiev. Le service ferroviaire PKP Intercity de la Pologne a indiqué que le train, avec 206 passagers à bord, effectuait la liaison Kiev-Varsovie. Cité par l'Agence France Presse, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a affirmé que Moscou avait « délibérément » frappé le train. Plus encore: une « attaque systémique » est « en cours » contre le rail à travers le pays, signale la compagnie des chemins de fer d'Ukraine. « Notre centre de surveillance et nos employés sont en alerte de haut niveau », a encore indiqué Ukrzaliznytsia dans un communiqué, prévenant de retards importants et de possibles évacuations de passagers. Ces évacuations de trains sont de plus en plus fréquentes, deux autres sites ferroviaires ont été visés ce matin à l’ouest du pays, écrit notre correspondant en Ukraine, Lucas Lazo.
Varsovie a également indiqué qu'un autre drone avait frappé à proximité d'un poste-frontière de son pays avec l'Ukraine. Le ministre polonais de l'Intérieur, Marcin Kierwinski, a déclaré que l'un des engins lancés par Moscou ce 13 septembre avait frappé près du poste-frontière de Dorohusk-Yagodyn. « Tous les services nécessaires sont à pied d'oeuvre près de la frontière polono-ukrainienne, dans la région de Volhynie, où les Russes ont délibérément endommagé une station-service lors d'une frappe de drone », a dit à ce propos le président ukrainien.
Volodymyr Zelensky a indiqué par ailleurs que d'autres parties du pays avaient été attaquées. Ainsi à Odessa, dans le sud de l'Ukraine, au moins cinq personnes ont été blessées dimanche matin lors d'une attaque russe, ont indiqué les autorités, citées par l'agence Reuters, au lendemain de frappes qui avaient fait deux morts dans la ville. « Des quartiers résidentiels ont été endommagés dans plusieurs districts de la ville. Les autorités évaluent actuellement l'ampleur totale des dégâts », a déclaré sur Telegram le chef de l'administration militaire d'Odessa, Serhi Lysak. Selon l’armée de l’air ukrainienne près de 1 000 drones auraient été tirés sur le pays ces dernières 24 heures, en grande partie dans ses confins occidentaux. Le président Zelensky dénonçait hier une stratégie russe visant à détruire tout ce qui pourrait rendre le quotidien plus supportable pour la population ukrainienne : entrepôts de produits alimentaires ou pharmaceutiques, trains de voyageurs, immeubles résidentiels et infrastructures énergétiques.
Un hiver « très difficile »
Du fait de l'intensification des frappes russes, l'économie ukrainienne risque de voir son PIB amputé de 1,5 point en 2026, rapporte l'AFP. Les attaques ciblant des secteurs clés du pays, des responsables ukrainiens redoutent un hiver « très difficile ». La Russie a largement ravagé le secteur énergétique ukrainien depuis le début de son invasion en février 2022 et a intensifié depuis cet été ses frappes de missiles et de drones à réaction, que l'Ukraine a du mal à intercepter. Ces attaques ont entraîné le blocage d'exportations céréalières par la mer Noire, source cruciale de revenus pour ce pays, visant aussi des entreprises métallurgiques, un autre secteur clé, et des chaînes logistiques, notamment les chemins de fer et d'importants entrepôts, à l'approche de la mauvaise saison.
Interrogé sur cette visite, M. Kushner a déclaré, vendredi 11 septembre, en visioconférence lors du forum Yalta European Strategy à Kiev qu'il espérait « pouvoir annoncer dans quelques semaines quelles seront les prochaines étapes ». Le président ukrainien Volodymyr Zelensky, de son côté, avait dit, mardi 8 septembre, tabler sur une reprise dès septembre des pourparlers entre Kiev, Moscou et Washington pour tenter de mettre fin à plus de quatre ans et demi de conflit. Les cycles précédents de pourparlers entre Moscou et Kiev n'ont abouti qu'à des échanges de corps et de prisonniers. Les discussions bloquent notamment sur la question des territoires partiellement sous occupation russe dont le Kremlin revendique l'annexion.
Nouvelles frappes
Un drone russe a frappé, dimanche, un train à destination de Varsovie à deux kilomètres de la frontière polonaise en Ukraine, sans faire de victimes, ont annoncé Varsovie et Kiev. Le service ferroviaire PKP Intercity de la Pologne a indiqué que le train, avec 206 passagers à bord, effectuait la liaison Kiev-Varsovie. Cité par l'Agence France Presse, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a affirmé que Moscou avait « délibérément » frappé le train. Plus encore: une « attaque systémique » est « en cours » contre le rail à travers le pays, signale la compagnie des chemins de fer d'Ukraine. « Notre centre de surveillance et nos employés sont en alerte de haut niveau », a encore indiqué Ukrzaliznytsia dans un communiqué, prévenant de retards importants et de possibles évacuations de passagers. Ces évacuations de trains sont de plus en plus fréquentes, deux autres sites ferroviaires ont été visés ce matin à l’ouest du pays, écrit notre correspondant en Ukraine, Lucas Lazo.
Varsovie a également indiqué qu'un autre drone avait frappé à proximité d'un poste-frontière de son pays avec l'Ukraine. Le ministre polonais de l'Intérieur, Marcin Kierwinski, a déclaré que l'un des engins lancés par Moscou ce 13 septembre avait frappé près du poste-frontière de Dorohusk-Yagodyn. « Tous les services nécessaires sont à pied d'oeuvre près de la frontière polono-ukrainienne, dans la région de Volhynie, où les Russes ont délibérément endommagé une station-service lors d'une frappe de drone », a dit à ce propos le président ukrainien.
Volodymyr Zelensky a indiqué par ailleurs que d'autres parties du pays avaient été attaquées. Ainsi à Odessa, dans le sud de l'Ukraine, au moins cinq personnes ont été blessées dimanche matin lors d'une attaque russe, ont indiqué les autorités, citées par l'agence Reuters, au lendemain de frappes qui avaient fait deux morts dans la ville. « Des quartiers résidentiels ont été endommagés dans plusieurs districts de la ville. Les autorités évaluent actuellement l'ampleur totale des dégâts », a déclaré sur Telegram le chef de l'administration militaire d'Odessa, Serhi Lysak. Selon l’armée de l’air ukrainienne près de 1 000 drones auraient été tirés sur le pays ces dernières 24 heures, en grande partie dans ses confins occidentaux. Le président Zelensky dénonçait hier une stratégie russe visant à détruire tout ce qui pourrait rendre le quotidien plus supportable pour la population ukrainienne : entrepôts de produits alimentaires ou pharmaceutiques, trains de voyageurs, immeubles résidentiels et infrastructures énergétiques.
Un hiver « très difficile »
Du fait de l'intensification des frappes russes, l'économie ukrainienne risque de voir son PIB amputé de 1,5 point en 2026, rapporte l'AFP. Les attaques ciblant des secteurs clés du pays, des responsables ukrainiens redoutent un hiver « très difficile ». La Russie a largement ravagé le secteur énergétique ukrainien depuis le début de son invasion en février 2022 et a intensifié depuis cet été ses frappes de missiles et de drones à réaction, que l'Ukraine a du mal à intercepter. Ces attaques ont entraîné le blocage d'exportations céréalières par la mer Noire, source cruciale de revenus pour ce pays, visant aussi des entreprises métallurgiques, un autre secteur clé, et des chaînes logistiques, notamment les chemins de fer et d'importants entrepôts, à l'approche de la mauvaise saison.