Dès mardi, l'Agence internationale de l'énergie atomique s'était inquiétée des tensions croissantes autour de la centrale de Zaporijjia, sous contrôle russe depuis mars. La situation devenait de « plus en plus dangereuse de jour en jour » estimait-elle. Ce vendredi, ces craintes se sont concrétisées : des bombardements ont eu lieu aux abords de la plus grande centrale nucléaire d'Europe.
C'est d'abord la société d'État ukrainienne Energoatom qui a évoqué « trois frappes ». Une ligne à haute tension a été endommagée, l'un des réacteurs a été mis à l'arrêt. Et le risque d'incendie est « élevé » juge la société. Dans la soirée, le président ukrainien a lui accusé la Russie d'avoir frappé « à deux reprises » la centrale. « Un crime éhonté, un acte de terreur », a déclaré Volodymir Zelensky.
Dans un communiqué, le ministère russe de la Défense a, lui, assuré que les tirs étaient ukrainiens. Il affirme que 20 obus ont été tirés depuis des positions ukrainiennes. « C'est par pure chance » que les tirs n'ont pas touché les réservoirs d'huile, de mazout et la station de production d'oxygène, estime Moscou. « Cela a permis d'éviter un éventuel accident de radiation », estime le ministère de la Défense. Plus tôt dans la journée, la Russie avait appelé le directeur de l'AIEA à se rendre sur place pour voir « qui défendait le réacteur » et « qui l'attaquait ».
Convois en mer Noire
Parallèlement, cinq jours après le départ d'Odessa d'un premier cargo - attendu dimanche au Liban - transportant des céréales ukrainiennes depuis le déclenchement de l'offensive russe, trois autres chargements, également de maïs, ont quitté l'Ukraine en convoi, a annoncé le ministère turc de la Défense. Devrait s'ensuivre une série de rotations régulières pour ravitailler les marchés agricoles.
Les trois navires desserviront l'Irlande, l'Angleterre et la Turquie, a précisé le ministère turc. Simultanément, a-t-il souligné, un bâtiment fait route, lui aussi pour y charger des céréales, vers le port de Tchernomorsk (sud de l'Ukraine), qu'il doit atteindre samedi, a déclaré le ministre ukrainien des Infrastructures, Oleksandr Koubrakov.
La Russie et l'Ukraine ont signé deux accords séparés, validés par la Turquie et les Nations unies, qui permettent l'exportation des céréales ukrainiennes immobilisées par le conflit et de produits agricoles russes malgré les sanctions occidentales. Ils doivent permettre d'atténuer la crise alimentaire mondiale, qui a vu les prix monter en flèche dans certains des pays les plus pauvres en raison du blocage des ports ukrainiens.
C'est d'abord la société d'État ukrainienne Energoatom qui a évoqué « trois frappes ». Une ligne à haute tension a été endommagée, l'un des réacteurs a été mis à l'arrêt. Et le risque d'incendie est « élevé » juge la société. Dans la soirée, le président ukrainien a lui accusé la Russie d'avoir frappé « à deux reprises » la centrale. « Un crime éhonté, un acte de terreur », a déclaré Volodymir Zelensky.
Dans un communiqué, le ministère russe de la Défense a, lui, assuré que les tirs étaient ukrainiens. Il affirme que 20 obus ont été tirés depuis des positions ukrainiennes. « C'est par pure chance » que les tirs n'ont pas touché les réservoirs d'huile, de mazout et la station de production d'oxygène, estime Moscou. « Cela a permis d'éviter un éventuel accident de radiation », estime le ministère de la Défense. Plus tôt dans la journée, la Russie avait appelé le directeur de l'AIEA à se rendre sur place pour voir « qui défendait le réacteur » et « qui l'attaquait ».
Convois en mer Noire
Parallèlement, cinq jours après le départ d'Odessa d'un premier cargo - attendu dimanche au Liban - transportant des céréales ukrainiennes depuis le déclenchement de l'offensive russe, trois autres chargements, également de maïs, ont quitté l'Ukraine en convoi, a annoncé le ministère turc de la Défense. Devrait s'ensuivre une série de rotations régulières pour ravitailler les marchés agricoles.
Les trois navires desserviront l'Irlande, l'Angleterre et la Turquie, a précisé le ministère turc. Simultanément, a-t-il souligné, un bâtiment fait route, lui aussi pour y charger des céréales, vers le port de Tchernomorsk (sud de l'Ukraine), qu'il doit atteindre samedi, a déclaré le ministre ukrainien des Infrastructures, Oleksandr Koubrakov.
La Russie et l'Ukraine ont signé deux accords séparés, validés par la Turquie et les Nations unies, qui permettent l'exportation des céréales ukrainiennes immobilisées par le conflit et de produits agricoles russes malgré les sanctions occidentales. Ils doivent permettre d'atténuer la crise alimentaire mondiale, qui a vu les prix monter en flèche dans certains des pays les plus pauvres en raison du blocage des ports ukrainiens.